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Le secteur secondaire est peu développé et représente 12% du produit Intérieur Brut. La politique de relance de l’état en la matière se traduit par plusieurs actions qui semblent donner des résultats, notamment le forum " Investir en Guinée " organisé du 26-29 Mai 1998. Ce forum a mobilisé 170 entreprises étrangères et 145 projet ont été négociés, aboutissant ainsi à la signature de 300 lettres d’intention. A l’instar de l’administration, les opérateurs guinéens devront modifier leurs comportements afin de favoriser la naissance d’une industrie ruinée par le collectivisme et l’échec des privatisations. La Guinée est également dotée d’une Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat. Les élections à la présidence se sont déroulées en Juillet 1998. La CCIA doit être gérée par le secteur privé et représenter effectivement les patrons. Son budget, autonome, sera alimenté par un impôt sur le chiffre d’affaires des entreprises et une part de droits de douane, qui doit en principe préserver les intérêts étrangers. SECTEUR MANUFACTURIERLe secteur industriel manufacturier est très peu développé. Longtemps représenté par des entreprises publiques, peu performantes et déficitaires, le secteur industriel manufacturier a fait l’objet d’une profonde restructuration à partir de 1985. Ces mesures se sont accompagnées de la mise en oeuvre d’un important programme de privatisation des sociétés d’état, réalisé entre 1985 et 1988. Néanmoins, le secteur manufacturier n’a pas enregistré de hausse significative. Effectivement, la plupart des unités cédées à des nationaux ne fonctionnent pas ou ont cessé leurs activités, pour des raisons à la fois financières, techniques et de gestion. Le collectivisme régnant à l’époque de Sékou TOURE avec peu, ou pas du tout de tradition industrielle n’a pas été vraiment intégré. Le secteur manufacturier se limite à quelques unités industrielles modernes. L’Industrie guinéenne se caractérise dons par sa jeunesse, sa faible envergure, une sous capitalisation presque généralisée des entreprises, une faible valorisation des ressources et des productions locales et une orientation presque exclusive vers le marché intérieur et la production de biens de consommation agro-alimentaires. Le secteur privé national se cantonne dans les activités commerciales. En terme d’investissements, les plus significatifs ont été réalisés dans les branches agro-alimentaire : usine de COCA COLA BONAGUI, eau minérale de COYAH, usine de jus de fruits SALGUIDIA, des produits alimentaires comme NESTLE, du tabac avec l’usine ENTAG (cigarettes groupes bolloré) la cimenterie et la minoterie. En 1991, le gouvernement guinéen a défini des orientations stratégiques, consignées dans un Schéma Directeur d’Industrialisation. Deux axes ont été fixés :
Six filières ont été retenues :
En 1995, un Comité national de gestion stratégique du développement industriel a été mis en place. Il est composé de représentants du secteur privé et des administrations techniques. Le gouvernement guinéen a mis en œuvre une nouvelle politique minière dont l’objectif vise à développer le secteur afin d’élargir la base des recettes fiscales en dévisses et à promouvoir plus de valeur ajoutée locale. La politique minière comprend 5 grands axes :
Un nouveau code minier a été promulgué en 1995. Les titres miniers sont d’une durée de 3 ans au plus pour les recherches à l’échelle industrielle (renouvelables deux fois deux ans) et de deux ans au plus pour celles à l’échelle semi-industrielle ‘renouvelables une seule fois pour un an. Le Projet de promotion des investissements miniers a été en œuvre en Octobre 1996, avec l’aide de la BM et de la coopération française. Dans ce cadre, le rôle de l’Agence Nationale d’aménagement des infrastructures minières (ANAIM) doit être redéfini. La réalisation de la cartographie et du relevé géologique du nord-est de la Guinée, ainsi qu’un système d’information géologique ont été confié au BRGM (Bureau de Recherche Géologiques et Minières). Un vaste programme de promotion du secteur est réalisé par le CDPM (Centre de Développement et de Promotion Minier) qui fonctionne également comme un guichet unique. Par ailleurs, le gouvernement prévoit d’aider et d’encadrer l’exploitation artisanale.
Les difficultés enregistrées par le secteur de la bauxite et de l’alumine sont dues en grande partie, à l’état de délabrement de l’outil industriel lié au manque d’investissements pendant des années et aux difficultés financières que connaissent la plupart des sociétés minières. Dans les prévisions de restructuration du secteur, ces données sont donc incluses, ainsi que l’ouverture du capital de la SBK et de FRUGUIA à de nouveaux partenaires WARBOURG (Banque suisse) est chargée d’établir le dossier. SBK (Société des Bauxites de Kindia) Société d’état dépuis la décomposition de l’URSS qui était autrefois le principal opérateur de la société, alors office. Elle exploite le gisement de KINDIA-DEBELE à 110km au Nord-Est de Conakry. Sa production a été de 1.918 tonnes en 1996, pour s’établir à 1.531 tonnes en 1997. La totalité de sa production est vendue à la société ukrainienne NIKOLAIEV.
FRIA, première usine d’alumine en terre africaine a été créée en 1957, à l’initiative du groupe PECHINEY, elle devient en 1974, la SEM-FRIGUIA. L’usine est implantée à 150 km de Conakry (au Nord). En 1995, le village de FRIA comptait 2000 personnes, il est aujourd’hui devenue une ville d’environ 43.000 habitants. Le capital actuel (33 millions de $) de FRIGUIA est détenu à hauteur de :
FRIGUIA a enregistré une forte baisse de ses exportations en 1997. La production de FRIGUIA est depuis plusieurs années en baisse, et ce malgré divers programmes d’investissement et de restructuration financé en partie par la CFD et l’Union Européenne depuis 1980. La production est transportée par voie ferrée jusqu’à Conakry puis exportée vers Douala, pour être transformée en aluminium à Edéa. En 1998, après plusieurs mois de conflit entre l’état et FRIALCO, un audit a été effectué et l’entreprise mise en redressement judiciaire. Un protocole d’accord a été signé entre l’état et FRIALCO : le contrat d’assistance technique de PECHINEY a été transféré à une nouvelle société ICF KAISER & ALCAN ; un comité de crise, chargé du suivi de la gestion a été instauré. La restructuration/privatisation se fera par cession d’une partie des actions de l’état et par augmentation de capital avec introduction de nouveaux actionnaires. De société d’Economie Mixte, FRIGUIA sera transformée en société par action et FRIACO dissout. Les besoins d’investissements pour la rénovation de l’outil industriel de FRIGUIA sont estimés à 90 millions de $. L’étude menée par WARBOURG concernant la privatisation de FRIGUIA et de la SBK devrait être terminée mi 1998 ; les négociations de privatisation pour ces deux sociétés doivent donc démarrer fin 1998/début 1999, la part de l’état étant réduite à 15%. Au terme de la restructuration en cours de FRIGUIA, la Guinée devrait pour 1998, enlever 125.000 tonnes d’alumine pour ravitailler notamment l’usine d’aluminium du Nigeria. La nouvelle structure qui sera mise sur place permettra de faire entre des institutions financières importantes dans le capital de FRIGUIA.
Capital détenu à :
Les exportations de la CBG se sont élevées à 12,097 millions de tonnes en 1996 contre 12,094 en 1997. La majorité de sa production est exportée vers l’Amérique du Nord et l’Europe. Le minerai est évacué par le port minéralier de Kamsar, situé à 136 km du lieu d’extraction. La CBG est engagée dans un programme de réduction des coûts d’une part, et, d’autre part, les objectifs visent à la diversification des marchés, à la production de bauxite Low Monohydrate, dont le marché est plus ouvert que celui de la bauxite à teneur métallurgique standard, ainsi que le développement de nouvelles réserves. IL est également envisagé de réhabiliter l’outil industriel pour porter ses capacités de production à plus de 13 millions de tonnes par an.
La SBDT prévoit d’exploiter la bauxite dans la région de Dabola et Tougué (au centre du pays, à 400 km au Nord-Est de Conakry), sur une superficie de 16.000 km2). Les réserves sont estimées à 2,5 milliards de tonnes. Elle envisage également l’installation d’une usine de production d’alumine. La SBDT a été créée en 1993 ; le capital est de 20 millions de $, reparti entre des sociétés minières privées iraniennes (51%) et l’état guinéen (49%). Actuellement, les partenaires iraniens sont à la recherche de capitaux pour réhabiliter la voie ferrée comprise entre Conakry et Dabola.
L’usine ENTAG produit annuellement environ 1,5 milliard de cigarettes, mais sa capacité de production est de 2,2 milliards). Son capital (1,6 milliards de GNF) est détenu à :
Sa production est destinée au marché intérieur.
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L’ensemble des richesses agricoles, halieutique, hydroélectriques et minérales, bien utilisée, devraient placer la Guinée parmi les Pays à Revenu Intermédiaire, Or, elle est actuellement classée parmi les Pays les Moins Avancés (PMA).
Effectivement, l’héritage qu’a laissé le premier président de la Guinée n’est pas uniquement le reflet de l’indépendance acquise. Très largement coupée du monde et des circuits d’échanges avec l’Europe, la Guinée est restée repliée sur elle-même pendant vingt six ans. Les traditionnelles relations d’échanges avec les pays limitrophes ont été profondément perturbées, sans toutefois disparaître.
En 1984, la Guinée est en faillite :
croissance économique négative,
finances publiques exsangues,
secteur rural sinistré,
disparition des cultures d’exportation,
production industrielle faible,
essoufflement du secteur minier faute d’investissement suffisants,
infrastructures inexistantes ou dégradées,
système éducatif inaproprier,
inflation incontrôlable,
monnaie sans valeur,
dette extérieure considérable,
système bancaire illiquide et insolvable,
administration pléthorique,
un secteur informel qui représente les trois quarts de l’économie guinéenne.
L’héritage était plutôt catastrophique et la tâche ardue pour II ème république qui tente depuis d’y remédier.
Maints projets, sur financements de multiples bailleurs de fonds ont vu le jour à partir de 1986, mais les réalités socio-économiques, la lenteur des réalisations, le coût onéreux des investissements… font que, malgré des progrès indéniables, le processus est plus long et complexe que prévu.
Effectivement, en 1996, plus d’une décennie après la mort de M. Sékou TOURE, les investisseurs se heurtent toujours à une administration irresponsable autant qu’inefficace, se plaignent de la corruption et d’un système justiciaire considérée comme peu fiable.
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1984-1988
signature d’accords avec le FMI
1986 : lancement du PAS (Plan d’Ajustement Structurel) d’un montant de 33 millions de DTS sur 13 mois qui sera ramené à 27 millions de DTS en 1987.
1987 : FAS de 36,8 millions de DTS en trois tranches annuelles.
Les principales mesures prises en l’espace d’un peu plus de deux ans (86/88) et les réformes structurelles opérées ont été d’une ampleur et d’une diversité unique en Afrique :
reformulation complète de la politique monétaire et bancaire
libéralisation des activités économiques avec la restructuration et la privatisation des entreprises (toute publiques), dont le nombre est passé d’environ 180 unités à moins d’une dizaine.
nouveau code des investissements
fiscalité harmonisée
contrôle des prix supprimé
commerce libéralisé
réforme administrative, avec notamment une réduction d’environ 40% des effectifs (12.000 fonctionnaires) et l’introduction de nouveaux cadres organiques.
1988-1993
1991 : FASR de 79,9 millions de DTS sur 3 ans.
Cette phase reprend les grandes options de la précédente tout en approfondissant et en affinant les réformes engagées, mais elle met davantage d’accent sur les projet sectoriels, notamment avec la mise en place d’un programme d’Ajustement du secteur de l’Education (PASE) pour la période 1990-1993 et du second programme d’assistance à la gestion de l’économie nationale (PAGEN II). D’autres projets sont aussi mis en œuvre, en vue de relancer la production.
Des réformes ayant pour objectif l’établissement d’un Etat de droit sont également entamées.
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1994-998
Juillet 1994/Juin 1997 : Plan d’Ajustement Structurel Renforcé
Décembre 1995-3ème accord portant sur la période Octobre 95 à Septembre 1996.
Compte- tenu des dérapages constatés en 1995. L’accent est mis sur l’amélioration des recettes et une meilleure orientation des choix au niveau des dépenses.
En 1996, la situation financière de la Guinée s’est encore dégradée et est mise en phase " d’observation " par le FMI. Ce qui s’est traduit par un gel momentané des aides extérieures.
M. Sydia TOURE est nommé au poste de Premier Ministre avec pour tâche de redresser l’économie guinéenne dans un délai de deux ans, (les prochaines élections présidentielles prévues en Décembre 1998) et amorcer une révolution dans les mentalités.
En Septembre 1996, M. Sydia TOURE met en place une gestion de crise et adopte des mesure de redressement pour combattre la fraude, en particulier au niveau de la douane, diminuer les exonérations et réduire le train de vie de l’état.
Dès Janvier 1997, la réforme d’assainissement du fichier de la fonction publique a permis de déceler 1.000 fonctionnaires fictifs. Ce qui s’est traduit par une économie mensuelle de 150 millions de GNF pour l’état. Les dépenses de l’état en consommation d’eau et de téléphone ont été réduites.
Un programme d’assainissement de la ville de Conakry et l’éclairage des voies publiques ont été mis en œuvre.
En Janvier 1997, le FMI accorde un concours triennal d’un montant de 101 millions de $ au titre de la facilité d’Ajustement Structurel Renforcée (date d’expiration : 12/01/2000).
En Février 1997, la Guinée obtient un accord de rééchelonnement de sa dette du Club de Paris d’un montant de 150 millions de $ à des conditions très avantageuses, et une réduction de 50% de sa dette.
D’autres concours financiers très importants lui sont accordés, notamment :
| Banque Mondiale (CAS III), dont la 1ère tranche décaissée est de 45 millions de $ | |
| Aide budgétaire française | |
| Union Européenne ( promesses de concours) | |
| Fonds Arabes | |
| BAD. |
En janvier 1998, un décret présidentiel apporte une profonde modification du tarif douanier pour l’adapter à l’environnement sous-régional et permettre aux transactions par le port de Conakry (Concurrencé par les ports des pays voisins) de retrouver un nouveau souffle.
En Janvier 1998, la mission conjointe FMI/BIRD est venue finaliser les négociations avec la Guinée pour la deuxième année de la FASR.
Le 3 Avril 1998, un second arrangement annuel au titre de la FASR a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI. 19 milliards de GNF sont immédiatement décaissables et une seconde tranche de même montant pourra l’être en Septembre 1998, si les performances actuelles de l’économie sont maintenues.
C’est la premier fois que la Guinée arrive à conclure, consécutivement une seconde année de programme avec les institutions de Bretton Woods.
Les 25 et 26 Juin 1998, le Groupe de consultation de la Banque Mondiale s’est réuni au bureau européen à paris. Composé de plusieurs bailleurs de fonds bilatéraux, d’organisations internationales, d’investisseurs étrangers et des représentants de la Guinée, cette dernière a obtenu une aide totale de 1.972,8 millions de $ (dont 722 millions de $ de remise de dette) et ce, couvrant une période de 3 ans.
Cet important soutien financier est destiné à de nombreux programmes macro-économiques et d’une manière générale, à la réduction de la pauvreté. Plus de 56% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté. Le secteur privé est faible et la justice un vrai sujet de préoccupation. Le secteur financier est restructuré, l’administration à recentrer et l’appareil statistique à parfaire …
CHIFFRES CLES
PRODUIT INTERIEUR BRUT ET AGREGATS
Selon le tableau de bord de l’économie Guinéenne, le PIB au prix courant a enregistré une augmentation de 4,7% en 1997 par rapport à 1996. Il s’est élevé à 4.289,30 milliards de GNF en 1997, contre 3.950 milliards en 1996.
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1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
| Structure du PIB
Secteur rural Secteur minier Autres secteurs
Secteur secondaire Secteur tertiaire PIB prix courants (milliards GNF) Solde en ressources intérieure |
19,84% 19,01% 66,16% 4,7 % 5 % 5,3 % 4,2 % 3.354,1 240,5
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9,72% 19,59% 60,71% 4,4% 3,4% 6,0% 3,6% 3.684,9
-128,6 |
19,71 % 20,90% 59,39% 4,6% 4,5% 8,8% 2,6% 3.950,0 -121,9 |
19,72% 20,62% 59,66% 4,7% 5,1% 4,5% 3,8% 4.289,3
-62,0 |
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En % du PIB à prix courant |
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Importations Consommation finale
Privée
Privée Variation des stocks Exportations |
24,6% 87,7% 7,5% 80,1% 16,6% 5,5% 11,1% 3,0% 17,4% |
23,8% 83,2% 7,2% 76,0% 17,2% 5,8% 11,4% 3,1% 20,3% |
20,2% 82,0% 7,1% 74,9% 17,5% 5,0% 12,5% 3,7% 17,1% |
21,6% 79,8% 7,1% 72,7% 18,0% 5,6% 13,2% 2,9% 20,1% |
Source : Ministère du Plan & de la Coopération /Direction Nationale de la Prévision
PIB PAR HABITANT
- 1986…………364 $
- 1996…………523 $
- 1997…………550 $ (estimation)
INFLATION
- 1987 72 %
- 1994 4,2 %
- 1995 5,6%
- 1996 3%
- 1997 1,9%
- 1998 5,1% sur l'ensemble de l'année.
LES FINANCES PUBLIQUES
L’exécution budgétaire se traduit fréquemment par des dérapages, aussi bien au plan des recettes qui accusent parfois un manque à gagner, que des dépenses mal évaluées et souvent dépassées.
Les recettes fiscales sont peu élevées, alors que depuis plusieurs années, les recettes du secteur minier, dominé par la production de bauxite, sont en constante diminution. Le relai devrait être pris par les recettes non minières, mais les améliorations se font attendre. Le niveau des recettes hors dons représentait 10,2 % du PIB (estimation 96).
En 1995
Les recettes propres de l’état se sont élevées à 401,1milliards de GNF contre une prévision de 418 milliards, soit un manque à gagner de 16,53 milliards. Les dépenses totales se sont établies à 643,7 milliards de GNF.
Selon le FMI, ces mauvais résultats résulteraient principalement d’une gestion laxiste des finances publiques et des décisions que les autorités avaient prises en contradiction avec le programme fixé, sans consultation préalable avec leurs services. Le déficit budgétaire (6,7%) hors dons (base engagement), bien qu’en baisse par rapport à 1994 ( 7,2%), est resté supérieur à l’objectif fixé par le programme (6,1%).
1996
Les dérapages budgétaires se sont amplifiés au cours du premier semestre, aggravés par le tarissement de l’aide internationale.
A partir du second semestre, diverses mesures ont été prises pour améliorer la situation des finances publiques, tant au niveau des dépenses que des recettes. De plus, l ‘état a remboursé ses impayés à la Compagnie d’électricité et des mutations ont été effectuées dans la fonction publique.
Néanmoins, tous les objectifs de recettes révisés n’ont pu être atteints. Les recettes intérieures ont enregistré une baisse en valeur absolue de près de 10% pour s’établir à 398,6 Milliards de GNF. L’impact des événements de Février ont également eu pour conséquence une baisse du vo :une des importations, aggravé par le passage au 1er Juillet 1996, de la TVA de 15 à 18 % les importateurs ayant effectué un surstockage important.
Les dépenses se sont établies à 641,4 milliards GNF, en léger recul par rapport aux objectifs fixés à 645,6 milliards.
EXECUTION DU BUDGET 1997
RECETTES
En 1997, les recettes totales (intérieures+Dons) se sont établies à 611,37 Milliards de FNG (dont 476 mds GNF de recette intérieures), soit un écart de 17,3 milliards par rapport à l’objectif programmé. La moins-value enregistrée provient pour l’essentiel du secteur non minier. Toutefois, malgré cet écart, le taux d’exécution des recettes non minières à été de 96,6% par rapport aux prévisions annuelles. En outre, en pourcentage du PIB, les recettes du secteur non-minier se sont améliorées et ont représenté 8,2% du PIB contre 7,4% en 1996.
En revanche, les recettes minières ont été plus importantes que prévues et ont représenté 2,8% du PIB. De même, les recettes non fiscales ont été plus élevées.
Le taux d’exécution des recettes propres a été de 96,32% en 1997. D’une manière générale, les finances publiques se sont améliorées.
DEPENSES
Au niveau des dépenses publiques, bien que l’on observe un taux d’exécution inférieur aux prévisions, les résultats sont globalement satisfaisants.
Les dépenses se sont élevées à 734,04 milliards de GNF ( 840,49 milliards de programmés), soit un taux d’exécution de 87,33%. Les 106 milliards de différence sont imputables aux dépense courantes dont le taux d’exécution n’a été que de 80,04%, et dans une moindre mesure, aux dépenses en capital (Taux d’exécution : 94, 05%).
Au niveau des dépenses courantes, une réduction de 91,69 Milliards a été enregistrée par rapport au programme. Effectivement la masse salariale a été réduite. En revanche, d’importants efforts ont été consentis pour le règlement de la dette extérieure : 55,24 milliards de FGN ont pu être ainsi dégagés contre 49,03 milliards de programmé.
Les dépenses d’investissement ont été exécutées à hauteur de 39,73 milliards alors que les prévisions portaient sur 57,57 milliards.
Le déficit budgétaire base engagement, dons exclus prévus à 346,39 milliards a finalement été de 258,11 milliards GNF.
L’effort de mobilisation des recettes et une meilleure maîtrise des dépenses ont permis de réaliser un solde primaire positif de 118,75 milliards en 1997, soit un dépassement de 6,8 milliards de l’objectif visé.
TABLEAU DES OPERATIONS FINANCIERES DE L’ETAT
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En 1997, le service de la dette publique a été exécuté à hauteur de 103,206 millions US$, dont 9,378 Millions en remises, 21,7 en rééchelonnement et 71,928 millions en paiements effets. Les prévisions portaient sur 117,168 millions. Au 31/12/97, le cumul des arrières de paiements a été de 238,931 millions de $, dont 14,162 durant les 12 mois de l’années 97.
RESTRUCTURATION DE LA DETTE COMMERCIALE
En Avril 1998, la Guinée a lancé une opération afin de réduire sa dette commerciale extérieure.
Les négociations entamées avec la Banque Mondiale avaient abouti le 19 Février 1998 à la signature d’un accord entre l’IDA, agissant en sa qualité d’administrateur du fonds de désendettement des pays exclusivement IDA, d’une part, et la République de Guinée d’autre part, permettant le Financement de la majeure partie de l’opération de désendettement.
Cette opération, qui porte sur un total de 130 millions de $ de principal et d’intérêts en arriérés, a également bénéficié du soutien des bailleurs de fonds bilatéraux, tel que la France, la suis et la Norvège. Les réunions de travail avec les différents créanciers extérieurs (Banque Mondiale, BNP, entre autres ) ont abouti a un accord qui prévoit un abandon par les créanciers commerciaux de la totalité de leurs créances en principal et intérêt, en échange d’un paiement égal à 13% du principal de ces créances.
COMMERCE EXTERIEURLes principaux produits d’exportation :
Diamants, bauxite, aluminium, or, café, ananas, bananes, poisson.
Le volume des exportations agricoles, bien qu’ayant augmenté, reste encore faible. A moyen terme, les perspectives sont encourageantes, avec la poursuite de la croissance du café, le développement de la production de l’hévéa, la reconstitution des filières fruitières et la croissance du coton. Toutefois, de forte contraintes subsistent et la dévaluation du FCFA a amélioré la compétitivité de mêmes filières dans les pays de la zone.
Les principaux produits d’Importations :Produits intermédiaires, matériaux de construction, produits alimentaires, produits pétroliers
Avant l’avènement de la II République, les échanges extérieurs sont difficiles à évaluer, compte tenu des prétendus taux de change et de l’importance du marché informel.
Entre 1989 et 1993, les exportations ont chuté de 16%. Depuis 1991, la balance commerciale est déficitaire, la chute des cours de la bauxite de l’alumine en étant principalement la cause. Parallèlement, le rythme de croissance des importations s’est maintenu.
BALANCE COMMERCIALELe service des douanes n’étant que récemment informatisé, les données suivantes sont le reflet du cadrage macro-économique de la Direction Nationale du Plan.
Les opérateur économiques se sont montrés prudents lors des événements de Février 1996, ce qui explique en partie le ralentissement des importations.
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EN MILLIONS US$ |
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1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
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.Exportation .Importation Balance commerciale |
564,5 653,5 -89,0 |
719,3 685,0 34,3 |
686,5 620,1 66,3 |
1797,2 630,6 166,6 |
- Source : Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan
- Service commercial de l’Ambassade de France en Guinée
LES PRINCIPALES EXPORTATIONS (FOB)
Le secteur minier (bauxite, alumine, or et diamant) assure à lui seul environ 80% des recettes d’exportation de la Guinée avec un taux de croissance de 4,2% en 1996. Il contribue à hauteur de 19% du PIB.
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1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
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Bauxite(CBG) -Exportations (millions T) - Valeur (millions $) Bauxite (SBK) - Exportations (millions T) - Valeur (millions $) |
11,105 261,669
1,119 21,517 |
11,949 283,200
1,175 19,765 |
12,907 284,500
1,918 24,460 |
112,094 304,807
1,531 17,327 |
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Sous – total BAUXITE |
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Exportations (millions T) Valeur (millions $) |
12,224 283,186 |
13,666 302,962 |
14,830 308,960 |
13,625 322,134 |
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Alumine (FRIGUIA) - Exportations (T) - Valeur (millions $) |
545,387 88,168 |
616.026 96,317 |
619,256 103,060 |
448,400 94,500 |
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TOTAL BAUXITE+ ALUMINE (millions $) 371,354 399,28 412,028 416,634 |
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Diamant (AREDOR) -Exportations (carats T) - Valeur (millions $) Diamant (HYMEX) -Exportations (carats T) -Valeur (millions $) Diamant (BNE) artisanal - Exportations (carats T) - Valeur (millions $) |
13,427 3,530
-- --
381,464 28,410 |
-- --
5,068 0,389 446,951 34,330 |
2,850 1 ,164
21,660 1,373 342,353 34,097 |
12,639 8,546
24,812 1,437 342,187 36,945 |
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Sous – total DIAMANT |
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Exportations carats) Valeur (millions $) |
394,891 31,939 |
Par Alseny
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Publié dans : La republique de Guinée.
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Jeudi 15 mars 2007
En 1958, le secteur rural occupait plus de 85% des actifs, générait 65% du PIB et 60% des recettes d’exportation (secteur minier compris). En 1986, il ne représentait plus que 30% du PIB et seulement 3 ,5% des recettes d’exportation. Les premières mesures du gouvernement de la 11è République ont porté sur la suppression du système des normes, la dévaluation de la monnaie nationale fin 1985, le relèvement des prix aux producteurs et la libéralisation du commerce. Plusieurs lignes de politique de développement rural ont été tracées à partir de 1987 pour aboutir en 1991 sur :______________________________LPDA_________________________________ Adoptée en 1991, la Lettre de Politique de Développement agricole énonçait les conditions de relance économique du secteur agricole. Tout d’abord des mesures ont été prise concernant le désengagement de l’état des activités de production et de commercialisation et en contrepartie, la création de conditions favorables à l’émergence d’un secteur privé dynamique. En matière d’activités de production les principaux objectifs sont :
Les mesures d’accompagnement portaient sur :
Elles concernaient également la formulation d’une nouvelle politique foncière, de gestion des terroirs et de développement forestier, ainsi qu’une réorganisation des départements ministériels chargés du développement rural. Les résultats obtenus se sont avérés inégaux.___________________________LPDA2________________________________ En 1997, la LPDA 2 réactualise et reconfirme les objectifs de la LPDA de 1991. Elle tient compte des contraintes macro-économiques et de l’expérience acquise avec la mise en œuvre de la LPDA. La LPDA2 vise à réduire la dépendance de l’économie nationale vis-à-vis du secteur minier par la mise en exploitation du potentiel de développement du secteur rural et à rééquilibrer la balance commerciale agricole. Une attention particulière est également portée sur le développement et l’adaptation des outils de financements, l’amélioration de l’environnement légal et judiciaire et celle des services publics (éducation, santé, infrastructures de communication et de télécommunications). De plus, l’accent est mis sur une plus grande participation des producteurs (par le biais des organisations professionnelles agricoles) et des collectivités locales à la programmation et à la gestion de services agricoles, à celle des ressources naturelles et à la protection de l’environnement. Actuellement, 4 Guinéens sur 5 vivent en milieu rural. La population vivant directement de l’agriculture représente 56 % de la population totale du pays. Parmi la population active agricole, les femmes dominent avec 117 femmes pour 100 hommes. AGRICULTURESur les 6 millions d’hectares (estimées) de superficie cultivable, soit environ 25 % du territoire national, 850.000 ha le sont effectivement ; le reste étant en jachère. Les ressources en eaux de surface et souterraines sont abondantes, bien qu’en saison sèche les débits d’étiage de nombreux cours d’eau soient très faibles. Les superficies inondables sont estimées à 180.000 ha, dont 157.000 ha de plaines et 22.000 ha de bas-fonds. Le nombre d’exploitations agricoles est estimé à 443.000. En moyenne 8 personnes, dont 5 actives vient sur chaque exploitation paysanne ; 34 % de ces exploitations ont moins d’un hectare, 30 % se situent entre 1 et 2 ha et 4 % d’entre elles ont plus de 7 ha. L’outillage, pour la plupart des exploitations, est composé de houes/bêches, coupe-coupe/machettes, haches et faucilles. La culture attelée, bien que marginale, est principalement développée en Haute-Guinée et est utilisée essentiellement pour les travaux de préparation des sols. Les PME agricoles et complexes agro-industriels sont peu nombreux. Selon l’Agence Guinéenne de Presse, le secteur agricole compte aujourd’hui 3.500 organisations de producteurs vivriers. PRODUCTION 1997
LE RIZEn 1984, la Guinée était déficitaire en céréales, particulièrement en riz. Depuis plusieurs années, de nombreux projets ont été financés par les bailleurs de fonds pour appuyer la filière riz. Actuellement plusieurs importants projets sont en cours de réalisation. Des actions notables ont été mises en œuvre dans le cadre de divers projets et parallèlement, une " cellule riz " a été mise en place en 1992. Cette cellule a pour mission de suivre le marché du riz, de rassembler les informations sur les importations et les stocks des grossistes importateurs, d’analyser la filière et de diffuser des informations. Elle mène également des enquêtes auprès des consommateurs et des commerçants.
Le riz est cultivé en :
Le prix d’achat aux producteurs a augmenté de 37 % pour la même période.
Compte tenu de la place occupée par le riz pour les Guinéens, les objectifs assignés à la filière sont de couvrir les besoins du pays à l’horizon 2005 et d’envisager les premières exportations vers 2010. Pour parvenir à une substitution des importations par la culture locale, il est prévu de faire passer les superficies cultivables à 715.000 ha d’ici l’an 2005 pour atteindre une production de 1,28 million de tonnes de riz paddy, soit un taux de croissance annuelle de 7,3 %. MAÏSLe maïs est principalement cultivé en Moyenne et Haute Guinée. En Moyenne Guinée, la culture se pratique dans des jardins de case (tapages) en culture semi-intensive associée aux tubercules et aux productions légumières. En Haute Guinée, il se cultive en contrebasson dans les bas-fonds, tandis qu’en hivernage, il est associé au riz. Le rendement à l’hectare est de 0,97 tonnes. Entre 1991 et 1995, une hausse, tant en surface cultivée qu’en production a été enregistrée :
Le faible niveau des rendements est dû au peu d’intrants agricoles utilisés. Le fonio est cultivé en Moyenne Guinée et en Haute Guinée. Il s’adapte facilement à la faible fertilité des terrains. En 1995, la production était de 103.000 tonnes et progresse régulièrement, puisqu’elle s’est établie à plus de 110.000 tonnes lors de la dernière campagne. LE MANIOCLes tubercules et les bananes sont cultivées sur l’ensemble du territoire. La production de manioc est passée de 222.600 tonnes en 1991 à 601.000 tonnes en 1995, pour une superficie de 95.400 ha et un rendement moyen de 6,3 T/HA. La production actuelle est de 645.777 tonnes. La Haute Guinée produit à elle seule 39 % de la production totale du pays et est suivie par la Guinée Maritime et la Moyenne Guinée. LA POMME DE TERRECultivée en Moyenne Guinée, la production de la pomme de terre était d’environ 3.000 tonnes pour 200 ha et un rendement moyen de 15 T/ha (moyenne française : 43,8 T/HA) En dehors de la pomme de terre, dont les enjeux économiques sont de mieux en mieux connus, l’intensification des productions de tubercules se heurte à une méconnaissance du rôle qu’elles jouent sur les marchés et des opportunités de développement qu’elles offrent. Les productions de plantain, d’igname, taro sont mal connues. Le plantain, cultivé en Guinée Forestière et en Guinée Maritime, est de plus en plus consommé sur le marché de Conakry. La culture de l’oignon (2.000 tonnes) est essentiellement pratiquée au nord du plateau de Labé. Quant aux cultures maraîchères, elles sont plus développées aux alentours des centres urbains et dans la zone comprise entre Labé et Mamou. Les objectifs de développement s’inscrivent dans la stratégie globale de renforcement de la sécurité alimentaire. LES FRUITS & LEGUMESEn 1950, la Guinée était un grand pays exportateur de fruits (ananas, bananes, mangues) et légumes. Depuis 1987, la Guinée a mis en œuvre divers programmes pour la relance des cultures fruitières :
Ces projets ont permis une hausse de la production, la reconstitution de certains marchés, un début de structuration des producteurs et des exportateurs, ainsi qu’une meilleure perception des enjeux du marché international. Néanmoins, les résultats obtenus ont été au dessous des objectifs fixés. La production d’ananas est localisée en Guinée maritime (entre Kindia, Dubréka et Forécariah). Elle est passée de 2.500 tonnes à 6.500 tonnes. Les exportations ont doublé en 1995 : 2477 tonnes. Les mangues sont cultivées, en majorité, en Haute Guinée et en Guinée Maritime. Les exportations étaient de 600 tonnes en 1995. Les plus grandes plantations d’agrumes sont en Moyenne Guinée, mais les agrumes sont présents dans toutes les régions. La production est dispersée et la qualité inégale. Les autres produits d’exportation concernent les haricots verts, le melon, la pastèque et les tomates cerises. La production fruitière, essentiellement paysanne, ne permet- pas d’atteindre ni la qualité, ni la quantité pour organiser une filière et exporter par bateaux. Comme il n’existe que très peu de complexes agro-industriels, l’emballage et le frêt aérien sont les deux postes les plus importants du coût du prix de revient. Le premier PCPEA a été revu pour rendre ce secteur plus opérationnel, l’objectif étant de parvenir à un contrôle de la qualité des produits et à la régularité des approvisionnements. La Guinée vise 20.000 tonnes d’exportation à l’horizon 2000, dont 15.000 tonnes d’ananas et 3.500 tonnes de mangues. Déjà les importations d’engrais, des produits sanitaires, des intrants d’élevage et d’exportation (cartons et accessoires d’emballage) et des semences, sont exonérés des droits de douanes. Les engins agricoles bénéficient d’une réduction de ces droits. Un guichet unique des exportations agricoles a été créé, il devait être opérationnel en Octobre 1997. Plusieurs mesures sont envisagées :
CAFEIntroduite à l’époque coloniale, la culture du café concerne essentiellement la Guinée Forestière. La production était de 16.000 tonnes environ en 1960 et est tombée à 2.500 tonnes dans les années 80. La production est estimée aujourd’hui entre 12.000 et 15.000 tonnes/an. Après diverses actions telles que l’élaboration de textes réglementaires, le contrôle de la qualité et l’organisation professionnelle de la filière, le gouvernement a lancé plusieurs projets pour la relance de la culture, avec l’aide des bailleurs de fonds (CFD, FAC). Le plus important étant celui de 1988. La première phase s’est achevée mi-1992, la seconde en 1995. Les objectifs étaient de régénérer le verger guinéen par l’installation d’un système de production de matériel végétal de haut potentiel génétique, permettant la plantation de 2.000 ha par an et l’augmentation des rendements. Les résultats obtenus ont été en-deçà des attentes. Les planteurs se sont montrés méfiants vis-à-vis des techniques de recépage et de redensification des vieux plans. Dans la zone d’intervention, l’impact du projet RC2 n’a touché que 15 % des planteurs de café. En revanche, le prix d’achat moyen aux producteurs a augmenté et est passé de 300 GNF en 1991 à 2.400 GNF en 1995. La culture caféière touche environ 84.000 exploitations agricoles, 180.000 ha, sur de petites plantations familiales (0,5 à 8 ha), et le rendement est de l’ordre de 70 kg/ha. Les exportations se sont élevées à 18.800 tonnes en 1995, dont 18.352 tonnes exportées par des privés et 528 tonnes par des groupements de producteurs. Une partie des exportations va vers les pays voisins (Côte d’Ivoire, Libéria, Sierra Leone et Sénégal). En 1997, les nouvelles mesures de relance portent sur un système de subventions à la plantation, l’accroissement de l’offre de boutures racines pour l’importation de matériel végétal, puis par le développement de la capacité de production des centres de production de matériel végétal pour qu’ils puissent prendre le relais. En ce qui concerne les plantations existantes, l’accent doit être mis sur les actions en faveur du respect des itinéraires techniques. Les productions et consommations étant mal connues, les objectifs de la filière corps gras sont, à court terme, l’amélioration de la connaissance du secteur et de ses enjeux, et, à moyen et long terme, une reconquête du marché intérieur de l’huile alimentaire et du savon.
A cela s’ajoute le karité (en Haute Guinée) et la graine de coton. La consommation de corps gras est estimée à 6/7 litres d’huile rouge et à 2/3 litres d’huile raffinée par habitant et par an. L’importation d’huile raffinée représente environ 15.000 tonnes par an et les importations de savons sont estimées entre 13 et 15.000 tonnes/an. La production d’huile de palme brute est assurée, dans sa majorité, par la palmeraie naturelle, dont le 2/3 sont localisées en Guinée Forestière. La production de la Guinée Maritime n’en fournit qu’une infime partie. L’huile de palme est utilisée pour la fabrication des savons artisanaux. L’arachide graine est consommée sous forme de pâte ou d’arachide de bouche. La graine de coton, dont la production est de l’ordre de 5.000 tonnes, est destinée, en partie, à la consommation animale. Les principales palmeraies se situent en Guinée Forestière (sous-préfectures de Diécké et de bignamou) et le long de la frontière du Libéria. LE PROJET "SOGUIPAH"SOGUIPAH est un projet agro-industriel basé sur les complémentarités et les associations. Il associe plusieurs cultures : palmier à huile et riz (visant le marché intérieur), l’hévéa pour le marché d’exportation sous forme de caoutchouc. L’hévéa est cultivé sur les collines, le palmier à huile dans les zones basses et le riz dans les vallées et les bas-fonds. Parmi les aménagements réalisés ou prévus :
L’exécution du projet a été confié à la SOGUIPAH (Société Guinéenne de Palmier à Huilet d’Hévéa), dont la gestion a été confiée en 1995 à la SOGGAI (Société Guinéenne de Gestion Agro-Industrielle). Dans le cadre de ce projet, il est également prévu :
Ce projet a démarré en 1987 sur financement CFD, BAD, FED, BEI et BADEA. Les résultats obtenus sont encourageants. Les rendements meilleurs, les excédents peuvent être commercialisés, le tout en préservant l’environnement. L’Union des groupements de paysans de la région a adopté une clause de protection de la forêt. Pour ce qui concerne l’hévéa, les objectifs fixés initialement ont été dépassés. La récolte obtenue la première année de saignée a été supérieure à celle de la Côte d’Ivoire (92.246 kg avec de très bons rendements). La production des 5.600 ha actuels devrait avoisiner 12.500 tonnes de caoutchouc sec. En attendant la réalisation de l’usine de traitement, prévue fin 1997, la coagulum est exporté sur la Côte d’Ivoire où il est traité par la SOGB. La commercialisation est faite sous le label " SOGUIPAH ". Allonge terme, il est prévu la création de un, ou plusieurs autres complexes agro-industriels du type SOGUIPAH.
Les interventions se situent au niveau de deux projets :
Le PDRHG a démarré en 1986, il était associé aux cultures vivrières. Il comprenait des actions d’accompagnement au niveau des producteurs et de leur environnement. Il visait le développement de la culture du coton associée aux cultures vivrières. Le PCK KANKAN couvre 7 préfectures en Haute Guinée (Kankan, Mandiana, Siguiri, Kouroussa, Faranah, Dabola et Dinguiraye) ainsi que la partie nord de la préfecture de Beyla. La production est traitée dans l’usine d’égrenage de Kankan. IL s’est déroulé de 1986 à 1996 en trois phases couvrant les périodes suivants
Afin de réduire les coûts d’exploitation, une partie du personnel a été licenciée, la brigade routière a été privatisée, le personnel expatrié est parti et le volet-formation a été supprimé. Par ailleurs, une nouvelle répartition des tâches a été définie ; le Centre d’Appui aux Organisations Professionnelles Agricoles (CAOPA) est chargé du suivi des groupements paysans. Il dispense également deux types de formation.
Le PCGK – Gaoual Koundara a démarré en 1987, avec les mêmes objectifs et conditions d’intervention que celui de Haute Guinée. Sa production est traitée au Sénégal, il a été mis en place au Nord-Ouest du pays, dans la région de Gaoual-Koundara, près de la frontière sénégalaise. Il a également été exécuté en trois phases :
La filière coton a connu un démarrage laborieux (2.800 tonnes en 1988/89), ensuite quelques résultats tangibles ont été obtenus en 1991/92 (12.478 tonnes), pour retomber lors de la campagne 95/96 à 10.712 tonnes. A la suite de quoi, un plan de restructuration a été mis sur pied fixant un objectif de production de 24.000 tonnes à partir de 1996/97.
Le Second projet (période 1989/1992), d’un coût total de 68 millions de $ a été cofinancé par :
Ces financements ont permis l’achèvement de la réhabilitation des installations existantes, l’extension de la capacité portuaire et l’amélioration des conditions d’accès et d ‘opérations des navires.
En 1996, le PAC comptait 282 employés, un chiffre d’affaires de 15,02 milliards de GNF et un trafic global de marchandises 4.125.490 tonnes (trafic conteneurs : 27.765, trafic navires : 614). Chenal d’accès :
Le port dispose d’un terminal à conteneurs d’une capacité annuelle de 50.000 conteneurs pouvant recevoir des navires de 25.000 tonnes, avec un quai d’une longueur utile de 270 mètres et une profondeur de 10 mètres. Il a également un appontement pétrolier de 190 mètres (profondeur : 10m), capacité de tankers de 25.000 TM actuellement et de 45.000 TM après dragage et 15 postes à quai d’une longueur moyenne de 152,6 mètres chacun. IL est prévu d’effectuer des travaux de réparation du mur du quai (soit un investissement sur fonds propres de 1,8 millions de $) et d’acquérir de nouvelles vedettes de pilotage. Le 28 Mars 1997, la Guinée et le Mali ont ratifié un accord sur l’affectation au Mali de 2.554 m2 pour son transit maritime en provenance et/ou à destination du Mali. L’entrepôt malien (EMAGUI) a été réceptionné au Port de Conakry en Février 1998. Il s’agit d’un bâtiment de 2.100 m2, dont la construction a été financée par le gouvernement malien. En 1997, le PAC a réalisé un chiffre d’affaires de 74 millions de FF, ce qui lui a permis d’acquitter son service de la dette (36 millions de FF au 19/09/97). Néanmoins, les intérêts accumulés au fil du temps et qui restent à rembourser, constituent un frein à la politique de baisse des tarifs. Dans le cadre de son schéma directeur actuel, il a été décidé de placer sous l’autorité du port la sécurité qu’assurent la police et la gendarmerie ainsi que la désignation d’une société de gardiennage pour l’appontement pétrolier. Actuellement la capacité de stockage de la SGP (Société Guinéenne de Pétrole) est de l’ordre dix jours. Le PAC envisage de lui accorder 6 ha supplémentaires et par ailleurs, de privatiser le terminal pétrolier qu’il gère actuellement. Une véritable capitainerie devrait être mise en place pour éviter les attaques à mains armées. La marine nationale et le port de pêche doivent être déplacés et les produits en vrac réunis sur un même site à l’horizon 2005. Le contrôle des importations est assuré par la SGS (Société Générale de Surveillance). Les délais étant limités à 12, voire 11 jours, les problèmes d’enlèvement sont résolus, au-delà de la franchise accordée de 10 jours, les entreprises sont pénalisées. Au total, le volume des importations a progressé de 6% sur 1997. En revanche, en raison des difficultés économiques de FRIGUIA et de la SBK, les exportations ont perdu plus de 18% (2,1 millions de tonnes). Cinq opérateurs assurent la manutention sur le Port de Conakry et se partagent les parts de marché de la façon suivante :
Bien que depuis le 1er Janvier 1998, les coûts du PAC aient baissé, ils restent moins compétitifs que ceux d’Abidjan. Mais d’après le Directeur général du PAC, en terme de tarifs affichés, le Port de Conakry est compétitif avec celui de Lomé, de Dakar ou de Cotonou où le coût de l’eau et de l’électricité est beaucoup plus élevé. Depuis Octobre 1996, la Direction générale du Port est confrontée à la restructuration financière et administrative du port. Depuis le 15 Janvier 1998, une ligne commerciale entre Conakry et Monrovia (Liberia) est ouverte. L’opérateur est la société chinoise Atlantic International Shipping Company Ltd-AISCOL. La capacité du navire chargé du transport est de 1.000 places pour les passagers et 200 tonnes pour les marchandises. Le petit port secondaire de Benty servait, avant les années 60 aux exportateurs agricoles. Un projet de réhabilitation des infrastructures du port était à l’étude en 1997. Le port de Benty a l’avantage de pourvoir accueillir des bateaux de 12 mètres de tirant d’eau. En outre, si le projet aboutit, cela permettrait à Benty de retrouver sa vocation de port fruitier et de décongestionner celui de Conakry.
les objectifs du Ministère de l’équipement sont la construction et le bitumage de :
ainsi que le renforcement et la réhabilitation de 398 km de routes nationales revêtues, l’entretien des ouvrages de franchissement, de 3.934 km de routes nationales revêtues et de 9.134 km de routes nationales en terre. Avec l’assistance du FAD, la Guinée et le Mali ont entrepris l’étude pour la réalisation d’une route KANKAN-SIGUIRI-KOUREMALI (217 km)/BAMAKO (127 km). Ce projet a été décomposé en 4 lots pour la Guinée et 2 lots pour la Mali. Ce projet concerne 344 km de route, dont 217 km en Guinée. Il est évalué à 91 millions de $ pour la section guinéenne (134 millions de $ au total). Le tronçon Kouroussa-Kankan (sur financement Sysmin) a été adjugé au groupement italo-allemand SALINI/STRABAG, qui opère également sur le projet hydroélectrique de Garafiri.
Compte-tenu de son rôle fondamental dans :
Le sous-secteur des transports routiers constitue un support indispensable au processus de développement économique et social de la Guinée. Des nouvelles structures administratives ont été mises en place, la Direction Nationale des Transports Terrestres s’appuie sur 8 Centres d’Administration Automobile répartis sur le territoire.
La plupart des véhicules sont en mauvais état et les conditions de sécurité des voyageurs ne sont pas des meilleures. En outre, les temps de trajet et d’attente sont longs.La Société Générale de Transports Guinéens (SOGETRAG) a été créée en 1985. Au démarrage, le parc était de 25 bus. Entre 1986 et 1992, le nombre a été porté à 128 bus. A partir de 1990, la SOGETRAG s’est retrouvé avec un parc plus qu’usagé, malgré un programme d’investissements largement financé par la coopération française. L’état guinéen souhaite maintenir un service public de transport. Il envisage la privatisation de la gestion de la SOGETRAG (60% du capital) et est à la recherche de partenaires susceptibles de fournir plans de restructuration et de financement.
Actuellement, cette ligne est totalement délabrée, et ce malgré plusieurs tentatives financées par la BAD et la Banque Mondiale. Déjà, en 1982, le volume de transport de marchandises était en dessous de 10.000 tonnes, à l’exclusion du clinker, qui est désormais assuré par camions sur 25 km séparant la cimenterie du port de Conakry. Pourtant, le rôle de cette voie ferrée est essentiel pour la desserte de plusieurs villes et le désenclavement de toute région.Actuellement, 3 lignes desservent les zones minières :
L’Office National du Chemin de Fer de Guinée (ONCFG), responsable de l’exploitation du chemin de fer n’a, en conséquence, qu’un petit nombre d’agents qui s’occupent d’un parc plus que réduit. Parmi les solutions proposées pour la réhabilitation du chemin de fer, seule la rénovation de la desserte urbaine avait été retenue (Conakry/KM36 – 50km). Ce qui a permis de décongestionner la circulation dans Conakry. Sur financement CFD, la SGTE/TER (Société Générale de Technique et d’Etudes/Transports Etudes Recherches) est chargée de l’étude faisabilité de relance des services ferroviaires. La rénovation porterait sur l’achat de voitures modernes, la réfection des voies et des gares de banlieues qui seraient dotées de parkings modernes et l’extension de la gare de Conakry au port conteneur. La réhabilitation du tronçon ferroviaire CONAKRY/DABOLA est liée aux perspectives d’exploitation minière par la Société iranienne qui exploite le gisement de Dabola.
Après 1984, l’aéroport de Conakry a été soumis à un vaste programme de rénovation technique et de réorganisation administrative. Au plan institutionnel :
Plus de 15 compagnies internationales opèrent avec plus de 100 mouvements par semaines. Le nombre de passagers est ainsi passé de 40.000 en 1984 à 318.000 en 1994 : le frêt de 1.000 à 5.000 tonnes. Plusieurs compagnies aériennes privées se sont ajoutées à AIR GUINEE : GUINEE AIR SERVICE, GUINEE INTER AIR, ET SUD AIR TRANSPORT. Néanmoins, les principaux aérodromes, à l’intérieur du pays, ne permettent pas les attérrisages de nuit, faute de balises. Pour l’aéroport de DIANKANA à Kankan, il est prévu d’importants travaux de remise à niveau. Après étude du projet, l’enveloppe de financement pourrait se situer autour de 20 millions de FF.
Jusqu’en 1992, la Poste et les Télécommunications étaient dépendantes de l’état. La création de deux entités : SOTELGUI (Société des Télécommunications de Guinée) et l’OPG (Office de la Poste de Guinée) a permis de mettre fin à la catastrophe financière (-30 millions de $). Des mesures de redressement du secteur et une nouvelle politique sectorielles ont été définies, ainsi que l’ouverture à la concurrence. Dans un premier temps, le gouvernement a décidé de conserver l’OPG dans le portefeuille de l’état en apportant à son autonomie de gestion des subventions d’équilibre. La SOTELGUI est une société mixte de droit privé au capital social de 75 millions de $. Le 23 Décembre 1995, une convention d’actionnariat a été signée entre le gouvernement guinéen et TELEKOM MALAYSIA qui détient actuellement 60% du capital. Depuis le 25 Septembre 1997, la Guinée a été raccordée à INTERNET et le système GSM (téléphonie cellulaire) a été mis en place par ALCATEL. En 1997, SOTELGUI avait décidé de baisser de 15 à 60% ses tarifs de télécommunications internationales. Le tarif moyen dans la sous région est de 1,95 $ à 2, alors qu’en Guinée, il s’élève à 2,8 $. Fin 1997, la Guinée comptait 25.000 lignes (contre 8.000 en 1993). 50.000 lignes devraient être créées d’ici fin 1998, 20,3 millions de $ ont été investis en 1996 et 33,6 millions en 1997.
SECTEUR DES ASSURANCESLes sociétés d’assurances sont au nombre de 4 et UGAR occupe 85% du marché.
L’un des problèmes majeurs dans le secteur du Tourisme est celui des structures d’accueil, notamment à l’intérieur du pays. En 1995, l’offre était estimée à 1.000 Lits pour Conakry, la Guinée maritime et la Moyenne Guinée. Il était envisage une capacité de 25.000 lits sur cinq ans, a réaliser par le secteur privé. A partir de 1984, quelques sites touristiques ont été aménagés, des restaurant et des hôtels ont été ouverts. Plus grâce aux améliorations apportées au réseau routier, aux télécommunications, à l’eau et au développement d’infrastructures hôtelières, le gouvernement a pu lancer diverses actions. Un schema d’aménagement touristique du territoire national a été élaboré pour la période 1994-1999 et le schéma directeur touristique de 1989 a été réorienté. Un fonds de promotion de développement du tourisme, alimenté par les taxes touristiques, a été institué. Il est destiné à financer la réalisation d’études et de supports de promotion. Un programme d’appui institutionnel, législatif et réglementaire sur le secteur touristique est en préparation avec le soutien de l’UE. Actuellement, 300 sites ont été identifiés. Des facilités sont accordées aux investisseurs. Un syndicat des agents de voyages a été créé. Par ailleurs, la gestion des grands hôtels d’état a été confiée à NOVOTEL, pour l’Hôtel de l’indépendance et celle du Camayenne à SABENA. L’état se désengage peu à peu des hôtels d’état. Peu d’hôtels correspondent aux normes et standards de l’hôtellerie internationale actuellement : le développement du secteur est largement ouvert aux investisseurs privés, tant nationaux qu’étrangers. La chaîne d’hôtels MARIADOR comportant trois établissements de deux ou trois étoiles doit être complétée par le MARIADOR PALACE (104 chambres). Les travaux en front de mer ont commencé, mais il manque un million de $ pour un projet d’un montant total de 9 millions. La clientèle visée est celle de l’homme d’affaires et de fonctionnaires internationaux.
Par Alseny
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Jeudi 15 mars 2007
-----------------------------------------------------------Assemblée Nationale
-----------------------------------------------------------Cour Suprême
-----------------------------------------------------------Conseil Economique et social
-----------------------------------------------------------Le Conseil National de la Communication
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