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Sous la colonisation, la Guinée était d’abord connue sous le nom des ‘’Rivières du Sud’’, dépendant du Sénégal (avec BAYOL comme premier gouverneur) et comprenant les territoires de la Côte d’Or (Côte d’Ivoire et Bénin) qui n’en seront détachés qui n’en seront détachés qu’en 1893.
Les ‘’Rivières du Sud’’ ne recevront leur autonomie administrative qu’en 1890 et la nouvelle dénomination de ‘’Guinée Française et dépendances’’ ne sera appliquée qu’en 1891 : cependant, il faudra attendre l’accord franco - anglais pour que la Guinée reçoive ses frontières définitives.
En 1904, un décret intègre la Guinée à la fédération de l’Afrique Occidentale Française (AOF).
A partir de 1946, elle devient territoire de l’Union Française, désigne ses représentants à l’Assemblée nationale de paris, au Conseil de la République de Versailles.
Le 14 Mai 1947, le P.D.G. (Parti Démocratique de Guinée, section du R.D.A*) conduit le pays à l’indépendance. Il est devenu un Parti - Etat (fusion du Parti et de l’Etat).
RESUME POLITIQUE
1958, 28 Septembre, référendum, la Guinée obtient son indépendance (colonisation
française depuis 1898)
2 octobre, proclamation de la République avec Ahmed Sékou Touré comme
président et le PDG (Parti Démocratique de Guinée) comme parti unique.
1960, 2 Mars, sortie de la Guinée de la Zone franc.
1962/68 Nationalisation de l’économie.
1970, 22 Novembre, tentative d’ivasion par les forces portugaises ; vague de
répression.
1975 Sékou Touré signe la convention de Lomé, permettant à la Guinée de rejoindre
la CEDEAO (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest).
1978 Les relations interrompues avec les pays limitrophes reprennent
1980 La Guinée est intégrée à l’Organisation du fleuve Gambie et à l’Union du
fleuve Mano.
1984, 26 Mars, mort de Sékou Touré (62 ans).
3 Avril, coup d’état. Les militaires prennent le pouvoir, dissolvent l’Assemblée
et toutes les institutions. Lansana Conté, Colonel, devient Président.
1985, 4 - 5 Juillet, échec d’un coup d’état du Colonel Diarra Traoré.
1988, 2 Octobre, Lansana Conté annonce l’instauration du multipartisme. Il s’engage
alors dans un processus de transition démocratique.
1990, 23 Décembre, adoption par référendum de la nouvelle Constitution, avec 98,7%
de oui.
1991, 17 Janvier, un organe législatif transitoire dénommé Comité Transitoire de Redressement National de 37 membres est
mise en place.
6 Mai, grève générale illimitée pour s’opposer aux mesures d’austérité prises
par le Gouvernement.
2 Octobre, annonce d’élections législatives, puis présidentielle pour 1992.
1992, 6 Février, important remaniement ministériel. Ce nouveau gouvernement
compte 16 ministres (dont deux femmes) et une secrétaire d’état (contre 24 et 5 précédemment). Il ne reste que 4 militaires
(y compris le président), contre 13 auparavant.
Avril, début de la légalisation des partis politiques
Création d’une Cour suprême et d’un Conseil supérieur de la magistrature.
Décembre, report des élections à ‘’une date ultérieure pour cause de difficultés
matérielles’’
1993 L’ordre des élections est inversé, l’élection présidentielle est fixée au 5
décembre et les législatives 60 jours plus tard.
26 Octobre, nouveau report de l’élection présidentielle, cette fois est fixée au 19 Décembre.
19 Décembre, le Président Lansana Conté est élu pour une période de 5 ans.
------------------Naissance de la IIIème République.------------------
1995 11 Juin, élections législatives pluralistes (les premières depuis l’accession du pays à sa souveraineté nationale).
Sur les 114 députés élus pour 5 ans, 74 appartiennent à l’actuelle majorité présidentielle (le PUP - Parti de l’Unité et du Progrès) et 19 sièges au parti du principal opposant, Alpha Condé.
La Guinée dispose d’une Assemblée Nationale et d’une équipe parlementaire.
1996 2 et 3 Février, mutinerie organisée par les troupes armées à l’occasion de revendications salariales, qui se transforme en tentative de coup d’état. Une quarantaine d’officiers sont arrêtés. Plus de 31 Milliards de GNF de préjudices financiers ont été subis. Le Palais des Nations est en partie détruit.
10 Juillet 1996, remaniement ministériel. Plus aucun militaire ne figure dans ce nouveau gouvernement, à l’exception du général Conté ; en revanche, une majorité de technocrates en fait partie. Un premier ministre est nommé, M. Sidya Touré, avec pour mission le redressement de l’économie guinéenne.
1997 14 Février, remaniement technique.
18 Mars, examen par le Conseil des Ministres d’un projet de loi visant à la simplification et clarification de la justice en Guinée.
24 Mars, décret N°97/020/PRG confirmant le rattachement à la Présidence de la République de la Banque Centrale (BCRG) et l’Administration des Grands Projets Publics (AGPP).
7 Avril, me Général Lansana Conté est investi candidat du PUP (Parti de l’Unité et du Progrès) à l’élection présidentielle qui doit avoir lieu en Décembre 1998.
14 - 26 Avril, grève des enseignants et des étudiants qui réclament, entre autres, une augmentation de 8% de leur salaire promise en 1996.
25 Mai, coup d’état militaire en Sierra Leone qui entraîne des évacuations massives d’étrangers et de nationaux sur Conakry
19 Juin, nomination de 45 membres du Conseil Economique et Social.
23 Juin, installation à Conakry d’une Cour de Sûreté de l’état comprenant 8 membres.
Juillet, couvre-feu à Conakry. Le président rappelle à la vigilance ; il avait déclaré en juin " que la Guinée était menacée dans ses frontières (celles avec la Sierra Leone et le Libéria) ".
21 Octobre, remaniement gouvernemental. M. Sidya Touré reste Premier ministre, poste auquel il avait été nommé en juillet 96.
1998 Février, ouverture du procès des mutins (96 militaires) accusés d’avoir participé
événements des 2 et 3 Février 1996.
14 décembre 1998, éléction présidentielle. Le candidat du P.U.P, le Général Lansana Conté est reconduit pour (5)cinq ans.
8 mars 1999, remaniement ministerielle, Lamine Sidimé est nommé Premier Ministre.
Type de gouvernement : République
Régime : présidentiel, mandat de 5 ans renouvelables 1 fois. Le président, élu au suffrage universel direct est le chef de l’exécutif.
Assemblée nationale : 114 députés élus au suffrage universel pour 5 ans
Cour suprême et Conseil Economique et Social
La Guinée est divisée en préfectures, sous préfectures et districts.
Depuis 1986, ont été créées des collectivités décentralisées :
en zone rurale les districts
en milieu urbain les quartiersCRD (communautés rurales de développement) regroupements de quartiers appelés à promouvoir le développement local dans les différentes sous-
préfectures du pays.
Après avoir été choisis par la population, les chefs des districts ruraux et des quartiers élisent le Conseil des CRD.
En 1995, ont eu lieu les secondes élections communales, au scrutin majoritaire à un tour.
Régions & préfectures de Guinée
Boké Boké, Boffa, Fria, Gaoual, Koundara Faranah Faranah, Dinguiraye, Kissidougou,Dabola Kankan Kankan, Siguiri, Kouroussa, Mandiana, Kérouané Kindia Kindia, Télimélé, Coyah, Forécariah, Dubréka Labé Labé, Mali, Tougué, Koubia, Lélouma Mamou Mamou, Dalaba, Pita N’Zérékoré N’Zérékoré, Beyla, Macenta, Lola, Yomou, Guéckédou
Conakry a un statut spécifique. La capitale est érigée en région, dirigée par un gouverneur.
Elle comporte cinq communes urbaines
Plus d’une quarantaine de partis politiques sont autorisés, dont :
- PUP (Parti de l’Unité et du Progrès)
- COD (Collectif de l’Opposition Démocratique)
- PRP (Parti du Renouveau et du Progrès)
- UFD (Union des Forces Démocratiques)
- RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée)
- UNR (Union de la Nouvelle République)
- FLUG (Front de Lutte et de Gouvernement)
- UNPG ( Union Nationale pour la Prospérité de la Guinée)
- UPD (Union des Guinéens pour le Développement)
- UPN (Union pour le Progrès National)
- RPD (Rassemblement pour la Paix et le Développement)
* R.D.A : Rassemblement Démocratique Africain créé à Bamako en octobre 1946.
Condition de vote:
Communiqué de la Cour Suprême
En application du Décret n°205/PRG/SGG/98 du 14 Octobre 1998, fixant la date du scrutin pour l’élection du Président de la République au lundi 14 décembre 1998, la Cours Suprême informe tous les Partis Politiques que conformément aux dispositions de l’article 26 de la Loi Fondamentale et de l’article 158 de la Loi organique N°91/O12/CTRN du 23 décembre 1991, portant Code Electoral modifié par la Loi organique N°93/038/CTRN du 20 Août 1993, les candidatures doivent être déposées au Greffe de la Cour Suprême du Mercredi 14 Octobre au lundi 2 Novembre 1998 0 12 heures très précises.
La Cour Suprême rappelle les termes des articles 159 et 160 du Code Electoral qui disposent respectivement que ;
Article 159 : la déclaration de candidature à la Présidence de la République faite par les partis politiques doit comporter :
- Les nom, prénom, date, lieu de naissance et filiation du candidat ;
- La mention que le candidat est de nationalité guinéenne de naissance et qu’il jouit de ses droits civils et ses droits politiques ;
- La dénomination du Parti politique qui accorde l’investiture ;
- La signature du candidat ;
- l’emblème choisi pour l’impression des bulletins de vote et éventuellement le symbole, le signe ou la photographie qui doit y figurer.
Article 160 : la déclaration de candidature doit être accompagnée des pièces suivantes :
- un certificat de nationalité ;
- un extrait d’acte de naissance ;
- un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
- un certificat médical de visite contre-visite datant de moins de trois mois ;
- le récépissé de dépôt du cautionnement prévu à l’article 181 ".
- La Cour Suprême rappelle enfin aux candidats concernés par la loi n°98/001/AN du 6 janvier 1998 relative à la double nationalité, qu’ils doivent joindre aux pièces ci-dessus énumérées, l’acte de renonciation aux nationalités étrangères.
P. Le Premier Président de la Cour Suprême
P.O. Le Procureur Général
Alpha Ibrahima Diallo
- Décret n°227 : Portant date d’ouverture et de clôture de la campagne électorale
- Décret n°227 : Portant date d’ouverture et de clôture de la campagne électorale
Arrête n°8224 : Fixant le montant du cautionnement et le plafonnement des dépenses pouvant être engagées par les candidats ou partis politiques prenant part à l’élection présidentielle 1998.
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