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Lundi 19 mars 2007

 

 

Pendant près de trente mille ans, des populations diverses se sont succédées sur le territoire actuel de la République de Guinée.

L’implantation des populations Soussou et Malinké à commencé au Xème siècle tandis d’autres ethnies étaient repoussées vers des zones reculées.

Le territoire actuel de la Haute Guinée fit partie de l’Empire du Ghana au Xème et XI ème siècle, puis de l’Empire du Mali au XIV ème siècle et enfin de l’Empire Songhai jusqu’au XIX ème siècle. L’implantation des Peuhls eut lieu au XVI ème siècle et s’opéra avec l’islamisation de la région.

Les populations repoussées sur le littoral établirent des contacts commerciaux avec les Européens qui convoitaient les esclaves, les épices et l’huile de palme…

La colonisation française commença en 1838 avec la constitution, vers 1850 d’un protectorat des " Rivières du Sud ", rattaché au Sénégal.

En 1893, la colonie de la Guinée Française est instaurée. Elle sera englobée deux ans plus tard dans le Gouvernement général de l’Afrique occidentale française (AOF).

 La colonisation s’était heurtée à une très forte résistance, en particulier du Fouta Djalon, en Haute Guinée, en pays Cognagui et pays Guerzé dans la région forestière. Le nom " Guinée est apparu pour la première fois au XIV ème siècle (vers 1320) dans les écrits de l’Italien Giovani Carignan qui le porte sur ses cartes sous la graphie de " Guania " ou " Gunaya ".

S’agissait-il d’un avatar du nom " Djené ", cité-Etat et florissant centre de négoce du bassin du Niger au VII ème siècle ou d’une mauvaise transcription de " Ghana ", le plus ancien Empire du Moyen -Age ouest africain ?

Toutefois, selon Denise Palme, "  il ne s’agirait que de convergence, la principale source du mot demeure un emprunt des Ibériques à la première langue africaine dont ils eurent connaissance, celle des Berbères du Maroc : pris dans un sens strict, AKAL-N-IGUINAWEN veut dire la même chose en berbère que l’arabe BILAD-AS-SUDAN : pays des nègres ".

Dans sa " Cronica de frettas de Guinée " (découvertes des côtes de Guinée ) parue en 1453, l’historien voyageur portugais, Gomès AZURARA fait mention sans équivoque, du mot " Guinée ".

Cependant le nom ne s’appliquait pas à un Etat précis. L’expression " Côte de Guinée " correspond en effet au grand golfe allant du Cap Palmas à l’estuaire du Gabon.

Gomès AZURARA fut aussi le premier, au XV ème siècle, à porter sur carte la " Guinée " au sud du fleuve Sénégal, presque dans ses limites actuelles.

La " Guinée ", dans ses limites actuelles, est une fabrication du fait colonial. En effet, après de nombreux accords, traités et conventions négociés depuis 1815 entre les principales puissances coloniales qui évoluaient sur le terrain, (Français, Portugais et Anglais), la France va, à partir de 1875, occuper effectivement toutes les ""Rivières du Sud ", c’est-à-dire tout le littoral du Sénégal à la Sierra Léone.

La Guinée française qui en résultera, ne comprenait alors que le littoral et quelques " protectorats " nominaux dont le Fouta Djalon.

La Haute Guinée, quant à elle, dépendra directement de l’administration militaire du Soudan français (actuel République du Mali) à cause de la situation particulière créée par la résistance de l’Almamy Samory.

L’histoire récente de la Guinée a été marquée par des essais de reconstitution des vieux ensembles géopolitiques disparus : l’Etat Dénianké de Koli Tenguéla, à la fin du XVI ème siècle, œuvre des Almamy Peulhs, l’Etat musulman fondé au XIV ème siècle par El Hadj Omar TALL.

Quelques dates marquantes de la colonisation de la Guinée :

bot3.gif (902 octets) 20 Janvier 1880 : l’île de Tombo est placée sous protectorat français par le roi de Dubréka. Cette démarche visait à échapper à l’influence anglaise grandissante dans les environs.
bot3.gif (902 octets) 1882 : Constitution des " Rivières du Sud " en colonie dépendant de Dakar avec BAYOL comme premier Gouverneur.
bot3.gif (902 octets) 1er Janvier 1885 : Le lieutenant Gouverneur BAYOL obtient du roi de Dubréka une concession domaniale sur l’Ile de Tombo où se trouvaient déjà quelques factoreries et un poste allemand à Boulbinet.
bot3.gif (902 octets) 24 Décembre 1885 : Renonciation de l’Allemagne à s’implanter sur l’Ile de Tombo et en contrepartie, celle-ci obtient un territoire à la frontière entre le Togo et le Dahomey.
bot3.gif (902 octets) 12 Juin 1886 : Le Portugal prend acte de la présence française dans le Rio Nunez et reçoit en compensation Ziguinchor, en Casamance.
bot3.gif (902 octets) 8 Juin 1889 : Cession définitive à la France de l’Ile de Tombo.
bot3.gif (902 octets) 1er Août 1889 : Création de la colonie des " Rivières du Sud " (cf. J.O du 19/9/1889).
bot3.gif (902 octets) 17 Décembre 1890 : Autonomie complète par rapport au Sénégal, de la colonie des " Rivières du sud ", avec Dr Noël Victor BALLAY comme Gouverneur installé à Conakry.
bot3.gif (902 octets) 17 Décembre 1891 : Création de la Guinée française et dépendances comprenant en plus de la Guinée, Grand-Bassam en Côte d’Ivoire et Porto-Novo au Dahomey.
bot3.gif (902 octets) 10 Mars 1893 : Grand Bassam et Porto Novo seront détachés de la Guinée française et dépendances pour donner naissance à la Guinée Française.

Depuis lors, la France, convaincue de sa suprématie dans la région, va entreprendre de matérialiser sa présence sur le terrain et conquérir l’arrière- pays.

 

Après la seconde Guerre mondiale, plusieurs partis politiques se constituèrent dans la colonie de la Guinée française le PDG dirigé par Ahmed Sékou TOURE, chef syndicaliste, devenu la première force politique du pays, lance une campagne d’opposition au projet d’intégration dans la Communauté française proposée par le Président de la République française de l’époque, le Général Charles De Gaulle.

La " Guinée " fut ainsi la seule colonie française à voter " NON " à ce projet lors du référendum du 28 Septembre 1958 et à demander son indépendance immédiate.

C’est ainsi, qu’à la différence des autres pays africains colonisés par la France, le nouvel Etat souverain proclamé " République Démocratique Laïque et Sociale de Guinée " se vit supprimer toute subvention de la métropole. Isolée également des autres nations occidentales, la Guinée se tourna progressivement vers l’URSS et la Chine et s’engagea dans un système de gestion socialiste de son économie.

Premier Président de la " République Démocratique Laïque et Sociale de Guinée ", Sékou TOURE , à l’origine très populaire, mit en place un régime dictatorial à parti unique. Il dénonça plusieurs tentatives de coup d’Etat qui furent suivies de répressions impitoyables où furent éliminés ses rivaux comme ses anciens compagnons de lutte.

 
Ahmed Sékou Touré

La mort subite, le 26 mars 1984 permit à l’Armée de porter au pouvoir le Général Lansana CONTE et un Comité militaire de Redressement National (CMRN), mettant ainsi un terme au long règne du parti unique (PDG), le 3 avril 1984.La Deuxième République qui, tout comme la 1ère naît sans effusion de sang, sous la Présidence du Général Lansana CONTE , supprime le parti unique PDG et toutes les institutions et proclame l’avènement d’une société libérale.

En 1990 fut créé un Comité de surveillance destiné à superviser la transition de la Guinée vers le multipartisme. Un projet de constitution démocratique fut élaboré puis adopté en 1991. L’amnistie fut décrétée pour les délits politiques et le multipartisme instauré.

En décembre 1993, la première élection présidentielle pluraliste eut lieu. Elle fut remportée par le Général Lansana CONTE, actuel Président de la République de Guinée.
Le promoteur de cette œuvre, le Général Lansana CONTE, aura géré de 1984 à 1993, date de son élection à la magistrature suprême du pays, un Etat d’exception qui aboutira à l’instauration d'un régime démocratique et d'un Etat de droit en République de Guinée. Son investiture en janvier 1994, a mis fin à la 2ème République. Lansana CONTE est donc le premier Président de la 3ème République.
Général Lansana Conté
Depuis cette date, son œuvre aura été de restaurer les libertés fondamentales, et d’assainir l’économie et l’administration publique en vue d’assurer le progrès socio-économique du pays.

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Lundi 19 mars 2007

 

 

Préparé par une équipe indépendante d’économistes pour le compte des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’indice du Développement Humain est fondé sur une synthèse entre trois données :

bot3.gif (902 octets) Le pouvoir d’achat réel,

bot3.gif (902 octets) L’espérance de vie

bot3.gif (902 octets) Le niveau de l’éducation par habitant

Depuis le premier rapport en 1990, ce concept constitue une nouvelle donnée d’évaluation du développement. Le thème central du rapport 1993 était basé sur la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial et soulignait, d’une part, la croissance sans création d’emplois, d’autre part, la nécessité pour tout un chacun de participer au développement : la forme la plus efficace de participation au marché est l’accès à l’emploi productif rémunérateur. Or, il est probable que moins de 10% de la population mondiale participe pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle. A titre d’exemple, deux chiffres significatifs : sur la base 100 en 1975, l’indice de croissance du PIB mondial atteignait 156 en 1990, contre 128 pour l’emploi.

 Pour ce qui concerne le continent africain, l’IDH 1993 était compris entre 0,794 (1er rang pour l’île Maurice) et 0,045 pour la Guinée (classée 173ème /173).

En 1994, le classement des pays d’Afrique subsaharienne montre que sur les 46 Etats africains, 6 pays (Maurice, Seychelles, Botswana, Afrique du Sud, Gabon et Swaziland) ont un IDH moyen et tous les autres un IDH faible.

Critère de classification

bot3.gif (902 octets) IDH élevé 0,800     : 1,000
bot3.gif (902 octets) IDH moyen 0,500  : 0,800
bot3.gif (902 octets) IDH faible 0,000    : 0,500

 La Guinée a réalisé d'énormes progrés en matière d'IDA puiqu'en 1996, elle a enregistré un IDH de 0.306 et occupé le rang de 160 ème/174.

 Dans le rapport 1997, centré sur la pauvreté, une nouvelle mesure s’ajoute à l’IDH ; l’Indicateur de Pauvreté Humaine (IH). L’IPH), plutôt que de mesurer en fonction du PIB, indique pour chaque pays, la proportion de la population souffrant des trois formes fondamentales de dénuement déjà pris en compte dans l’IDH, à savoir :

bot3.gif (902 octets) Le risque de décéder à un âge précoce (avant 40 ans)

bot3.gif (902 octets) Le taux d’analphabétisme

bot3.gif (902 octets) L’accès aux services de santé, à l’eau potable et au pourcentage d’enfants de moins de 5 ans victimes de manutrition.

Aux dernières places : 7 pays, dont 6 Pays d’Afrique subsaharienne dans lequel l’IPH dépasse 50% : Niger, Sierra Leone, Burkina Faso, Ethiopie, Mali et Mozambique. L’IPH est supérieur à 34% dans près de la moitié des 78 pays considérés, ce qui signifie qu’au moins un tiers de leurs habitants souffrent de la pauvreté humaine.

Les progrès accomplis dans la réduction de la pauvreté monétaire dans certains pays, tel la Côte d’Ivoire, ne vont pas forcément de pair avec l’amélioration de la pauvreté humaine. A contrario, d’autre pays ont mieux réussi dans la réduction de la pauvreté humaine que dans celle de la pauvreté monétaire (Zimbabwe).

L’analyse par régression indique ainsi qu’il n’existe qu’une relation entre le taux de pauvreté monétaire et l’IPH.

Sur les 175 pays classés dans le monde dans le dernier rapport du PNUD (1991), la Guinée est :

bot3.gif (902 octets) Au 167ème rang selon l’IDH

bot3.gif (902 octets) Au 71ème rang sur les 78 pays classés selon l’IPH (50%).

Selon un rapport sur la pauvreté en Guinée réalisé en 1994 par le Ministère du Plan et de la Coopération, 40,5% de la population vivraient au dessous du seuil de pauvreté fixé à 296 $ par an. Pour 13% de la population, la dépense annuelle par tête se situerait à 173$ (situation d’extrême pauvreté).

Autre instrument de mesure, l’Indicateur Sexospécifique du Développement Humain (ISDH), corrige l’IDH en fonction des inégalités sociologiques entre les sexes. Calculé pour 146 pays, l’ISDH démontre qu’aucun pays ne traite les femmes aussi bien que les hommes. Les femmes en Guinée, représentent 51,2% de la population, réalisent 40 à 50% des opérations économiques du pays. Dans le secteur rural, on compte en moyenne 114 femme pour 100 hommes actifs, ce qui représente en main d’œuvre de 53,3% pour les femmes contre 46,7% pour hommes.

bot3.gif (902 octets) PNB/Habitant en 1987 : 323 $

bot3.gif (902 octets) PNB/Habitant en 1997 : 531 $ (estimation)

La pauvreté est concentrée en haute et Moyenne-Guinée. L’enclavement des régions de la Moyenne Guinée (Koundara, Gaoual, Mali, Télimélé etc.…) est l’une des causes de cette situation défavorable. D’autres régions sont défavorisées en matière d’infrastructures et à l’écart des courants économiques. L’activité de ces populations est tournée vers l’agriculture d’autosuffisance.

En milieu urbain, on estime que la pauvreté touche 30 à 50% des ménages. Le chômage en est la première cause.

Il n’y a pas de salaire minimum officiel en Guinée, cependant un salaire inférieur à 100.000 GNF (équivalent à 500 FF en 1997), ne permet pas de se loger et de se nourri correctement, sans une source de revenu complémentaire ce qui contribue à l’expansion du marché informel. Seul le secteur tertiaire offre des revenus plus élevés que les autres.


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Lundi 19 mars 2007

 

 

La 1ère République prônait les langues nationales en matière d’enseignement, la IIème République a remis en vigueur l’enseignement du français.

 Le taux d’alphabétisation est estimé à 25% avec une forte disparité entre les sexes (37% pour les hommes et 15% pour les femmes) ; disparité encore accentuée en fonction du milieu, soit urbain (48%), soit rural (15%).

Le PASE (Programme d’Ajustement du Secteur de l’Education) a débuté en 1990 et a bénéficié d’aides internationales, notamment pour la construction d’écoles, d’équipement en mobilier scolaire, formation du personnel, etc.…Bien que le nombre d’écoles et d’enseignants augmente, le PASE a été reconduit.

Enseignement Primaire

Effectif Nombre d’écoles Nombre de maîtres
 
1992/93 422.000  2.685 9.272
1993/94 472.000  2.849 10.443
1994/95 543.000  3.118 11.154
1995/96 584.000  NC 11.866

Le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire est passé de 28% en 1984 à 50% en 1996 (pour la première année) et à 44% pour l’ensemble du primaire.

 

Enseignement Secondaire

 

Effectif Nombre d‘écoles Nombre de maîtres
 
1992/93 98.000 244 3.417
1993/94 120.000 250 4.198
1994/95 137.000 255 5.436

 

Le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire est de 17,1% pour l'ensemble (F+G), et de 10% pour les Filles.

Enseignement Professionnelle

L’enseignement technique professionnel comptait 7.040 élèves en 1995, dans 28 établissements.

Le taux dans l’enseignement supérieur est de 1%. Le concours d’accès à l’université est très sélectif et beaucoup de jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi en rapport avec leur formation. D’autres partent se former à l’étranger.

Enseignement supérieur & technique professionnel

KANKAN

Villes universitaires

CONAKRY

Total 8.820 étudiants en 1995

bot3.gif (902 octets) 4 instituts supérieur des Sciences de l’éducation guinéenne
bot3.gif (902 octets) Institut national de recherche et d’action pédagogique
bot3.gif (902 octets) Institut de recherche agronomique de Guinée
bot3.gif (902 octets) Office national de formation et de perfectionnement

Carte de répartition des enseignements dispensés en Guinée

 

carte hopitaux.jpg (91029 octets)

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Lundi 19 mars 2007

 

 

La langue officielle est le Français, mais seulement 15 à 20% des Guinéens le pratiquent.

IL existe 8 langues nationales, dont 6 d’enseignements. Les plus importantes sont :

bot3.gif (902 octets) Le Soussou (en Guinée Maritime)
bot3.gif (902 octets) Le Peulh (en Moyenne Guinée)
bot3.gif (902 octets) Le Maninka (Haute Guinée)
bot3.gif (902 octets) Le Kissi
bot3.gif (902 octets) Le Toma et le Guerze (en Guinée Forestière)

 

GROUPES ETHNIQUES

RELIGIONS

Fulani (Peulh) (Guinée M)
Malinké (HG)
Soussou (Guinée M)
Kissi, Kpelle, Toma, Autres (GF)
25%
25%
25%
25%
Islam
Chrétiens
Autres
85%
10%
5%
La liberté du culte et la tolérance inter-religieuse sont des principes respectés en Guinée.

 

 A l’instar des maints pays d’Afrique Noire, la société guinéenne est organisée autour de la famille élargie. Chaque membre de la famille se doit de participer à tous les grands événements de la vie de groupe. En milieu rural, les ménages d’une même famille se côtoient dans une concession.

Les imams (chefs religieux musulmans) jouent un rôle important dans la société guinéenne. Ils participent à la diffusion de messages d’information et de sensibilisation éducatifs .

 Deux types de société sont majoritaires en Guinée :

bot3.gif (902 octets) Les sociétés non stratifiées, relativement peu hiérarchique de Basse-Guinée et de Guinée forestière.

bot3.gif (902 octets) A contrario, les sociétés du Fouta-Djalon et de Haute Guinée qui ont vécu une forte centralisation du pouvoir politique et administratif, restent aujourd’hui conservatrices, attachées au valeurs traditionnelles. IL est difficile de leur faire accepter un nouveau concept ou un nouveau produit.

 

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Lundi 19 mars 2007

 

D’indéniables progrès ont été effectués depuis quelques années, mais l’état sanitaire en général est mauvais. La moyenne d’âge en Guinée est de 44 ans (femmes 47 ans, hommes 42 ans), l’une des plus basses d’Afrique de l’Ouest.

La mortalité infantile s’élève à 131 pour mille et le taux de mortalité des moins de 5 ans atteint 226 pour mille. Les estimations font apparaître que 11,5 des enfants connaissent une malnutrition aiguë et 30,5% une malnutrition chronique.

 

La Guinée compte 2 CHU

4 hôpitaux régionaux qui comptent environ 2.850 lits.

Les principales infrastructures sanitaires sont à Conakry (36% du personnel de santé), contre 14% en Moyenne Guinée.

En matière de soins privés, Conakry comprenait en 1996 :

bot3.gif (902 octets)    19 . Cliniques
bot3.gif (902 octets)   52 . Pharmacies
bot3.gif (902 octets)   52 . Centres médicaux
bot3.gif (902 octets)   10 . Cabinets dentaires
bot3.gif (902 octets) 103 . Cabinets de soins infirmiers
bot3.gif (902 octets)     2 . Centres d’imagerie médicale
Centre de Santé de Forécariah
Centre de Forécariah

 

hopital de Donka
CHU IGNACE DEEN (Conakry)

bor.gif (882 octets) En 1996, pour un salaire moyen de 150.000 GNF, le coût d’une ordonnance était de 15.000 GNF, ce qui rend l’accès aux soins privés difficile pour la majorité des Guinéens.

La libéralisation du marché pharmaceutique a permis la multiplication des grossistes-importateurs, officines et points de vente.

Parallèlement, un secteur informel s’est développé (importations illégales et détournement des livraisons officielles) qui réaliserait 50% des ventes de médicaments. Ces pharmacies par terre, sans contrôle sur la qualité des médicaments ainsi distribué, constituent un danger pour la populations locale.

De nombreuses ONG travaillent sur le terrain et interviennent en faveur des réfugiés libériens et sierra-léonais aux frontières. La population guinéenne bénéficie également de leurs interventions.

Un programme de soins de santé primaires (SSP) a été lancé en 1988, avec l’appui de l’UNICEF, de l’OMS et d’agences de coopération. De 1% en 1986, le nombre d’enfants de moins d’un an vacciné contre la rougeole, diphtérie, poliomyélite et tétanos atteignait plus de 60% en 1995.

En 1996, 317 centres de santé (sur les 346 prévus sont fonctionnels. Dans la stratégie de développement socio-économique à l’horizon 2010, le ministère chargé de l’économie, des Finances et du Plan, fait le point sur les contraintes subsistant en Guinée, notamment :

bot3.gif (902 octets) le paradoxe entre une couverture administrative de 75% de la population du pays et une accessibilité réelle de l’ordre de 35 à 40%

bot3.gif (902 octets) Selon l’enquête intégrale sur les ménages de 1994-1995, un individu sur quatre fréquente un centre de santé alors que la consultation à domicile totalise 33,6% des cas de consultation

bot3.gif (902 octets) Le niveau encore préoccupant des indicateurs de santé…

 Objectif du plan d’action sanitaire à l’horizon 2000 :

bot3.gif (902 octets) Réduire le taux de mortalité infantile à 75%

bot3.gif (902 octets) Passage du taux national d’accessibilité aux services curatifs de 43% (1990) à 90%

bot3.gif (902 octets) Passage du taux de couverture des vaccinations contre les 6 maladies immunisables de 33% (1990) à 80%

bot3.gif (902 octets) Eradication de la poliomyélite

bot3.gif (902 octets) Réduction des cas de rougeole

bot3.gif (902 octets) Atteinte d’un taux d’accès de 90% des femmes aux soins de santé prénatale

bot3.gif (902 octets) Intensification de l’éducation pour la santé.

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