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Tel : 44 18 70
(cliquez sur les différentes villes pour avoir le liste des hotels existants)
Direction Nationale du Tourisme et Hôtellerie, Tel : 41 49 94 / 45 35 76 Office National du Tourisme et Hôtellerie, Tel : 45 51 61
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Tel : 44 18 70
(cliquez sur les différentes villes pour avoir le liste des hotels existants)
Direction Nationale du Tourisme et Hôtellerie, Tel : 41 49 94 / 45 35 76 Office National du Tourisme et Hôtellerie, Tel : 45 51 61
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L’économie du pays est fortement dépendante du secteur minier qui contribue pour 19% au PIB et représente à lui seul, 77% des recettes d’exportations, 29% des recettes propres de l’Etat et 40.000 emplois.
Depuis 1996 la Guinée se réjouit d’une :
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Ceci s’est traduit par une croissance réelle du Produit Intérieur Brut (PIB) de 4,4% en 1995 et 4,6% en 1996, due principalement au secteur primaire, notamment l’agriculture et les mines. Cette augmentation a été le résultat de différentes réformes structurelles mises en œuvre avec le soutien de la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) incluant :
suppression du contrôle des prix ;
libéralisation des échanges ;
amélioration de la fiscalité avec introduction de la taxe à la valeur ajoutée (TVA)
réduction du rôle du secteur public ;
révision de la législation bancaire ;
libéralisation des taux d’intérêts, création d’un marché de bons de trésor ;
introduction d’instruments indirects de contrôle monétaire.
Ces réformes ont permis d’obtenir le support d’importantes institutions internationales tels que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) suite à l’octroi d’un prêt de 96,8 millions US$ sur trois ans dans le cadre du programme de la Facilité d’Ajustement Structurel Renforcée (FASR). De plus le Club de Paris a consenti au rééchelonnement d’une partie de la dette guinéenne, soit 125 millions US$.
MONNAIE
| La République de Guinée dispose de sa propre monnaie, le Franc Guinéen |
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(GNF-Guinée Nouveau Franc). C’est une monnaie non convertible. Le taux de change du Franc Guinéen par rapport aux principales devises est fixé par le marché interbancaire de devises suivant les mécanismes de l’offre et de la demande. L’ouverture de bureaux de change, le transfert de capitaux et l’ouverture de compte |
| en devises auprès des banques sont libres. |
| Les nouvelles mesures de politiques monétaire mises en œuvre ont permis de développer l’intermédiation financière et d’accroître les incitations à l’épargne. |
AVANTAGES DE L’INVESTISSEMENT EN GUINEE- stabilité politique et institutionnelle
- climat favorable au développement du secteur privé
- progrès notable grâce aux programmes d’ajustement structurel de la Banque Mondiale,
- inflation faible et stable
- monnaie stable grâce à une gestion saine du taux de change et des liquidités
- abondance de main d’œuvre qualifiée à faible coût économique
- confiance grandissante de la part des donateurs et du secteur financier international
- nouvelles opportunités d’investissement à développer
- mesures incitatives attrayantes : code des investissements
- une agence de promotion de l’investissement efficace
- office pour la promotion des investissements privés-guichet unique (OPIP).
B – Office de Promotion des Investissements Privés-Guichet Unique
Rôle et Mission
Créé en Septembre 1992 et placé sous l’autorité du Ministère chargé de la Promotion du Secteur Privé, l’office de Promotion des Investissements Privés-Guichets Unique de l’investisseur (OPIP) est un établissement public à caractère Administratif (EPA). Il a pour mission de mettre en œuvre la politique du Gouvernement de la République de Guinée en matière de promotion du secteur privé.
a – Guichet Unique
l’OPIP centralise l’accomplissement des formalités administratives, juridiques, fiscales et autres exigées des entreprises et sociétés selon les règlements en vigueur. Ainsi, en un seul lieu et sur les mêmes documents, l’investisseur peut accomplir toutes les formalités administratives de création ou d’extension d’entreprises. IL centralise les démarches et l’instruction des dossiers présentés et se prononce sur l’éligibilité des projets aux régimes du Code des Investissements.
b – Structure technique d’assistance et de suivi
l’OPIP accueille l’investisseur, l’informe, le conseille et l’oriente pour ses choix d’investissements. IL veille à assurer à travers une assistance adaptée aux besoins réels des promoteurs, des investisseurs et des entreprises, l’émergence d’un secteur privé dynamique, performant et compétitif, dans un contexte d’économie libérale ouverte sur le monde extérieur.
c – Agence de marketing et promotion
l’OPIP véhicule l’image de la Guinée à travers le monde et favorise l’investissement étranger dans le pays. A ce titre, il organise ou contribue à organiser tant en Guinée qu’à l’extérieur des manifestations (forums, séminaires etc.) sur le thème de l’investissement en Guinée, il collecte et diffuse toute l’information requise auprès des investisseurs des cinq continents.
OrganisationPour mener à bien sa mission, l’OPIP comprend les principaux départements suivants : le Département Guichet Unique, le Département Promotion des Investissements et le Département Assistance et Suivi.
Pour toute demande de renseignement, s’adresser à : Office de Promotion des Investissements Privés Guichet Unique (OPIP)
Le Directeur Général
B.P 2014, Conakry, République de Guinée
Tel : (224) 41 49 85 Télécopieur (224) 41 39 90 / 41 49 85
C – Création d’affaire en Guinée
Cadre JuridiqueModalité d’implantation : Tout Guinéen ou tout ressortissant d’un pays étranger (sous réserve de réciprocité) peut entreprendre librement des activités économiques en République de Guinée. Toute personne physique ou morale doit se faire immatriculer eu Registre des activités économiques. Les formalités sont centralisées au Centre de formalités des entreprises de l’Office de Promotion des Investissements Privés-Guichet Unique (OPIP).
La loi prévoit deux formes d’implantation d’une société :
Document à Fournir :
Frais à payer :
Formes juridiques des sociétés
Le droit guinéen selon la loi L/92/043/CTRN 1992 promulguant le Code des activités prévoit les formes de sociétés suivantes : la Société anonyme (SA), la Société à responsabilité limitée (SARL) la Société à participation, la Société de fait, le Regroupement momentané d’entreprise, la Société à objet particulier, la Société coopérative et la Société à nom collectif (SNC).
|
SARL |
S.A |
|
|
Nombre d’associé |
1à 50 |
1 au minimum |
|
Capital social minimum |
5.000.000 GNF |
10.000.000 GNF |
|
Part sociale minimum |
10.000 GNF |
10.000 GNF |
|
Souscription au capital |
Intégrale |
Intégrale |
|
Libération du capital |
Intégrale |
¼ à la Constitution |
a – Terrains – Régions de Conakry
|
Type d’activité |
Type de Coût |
Catégorie/Voies (GNF/m2) |
||
|
Commerce |
Primaire |
Secondaire |
Tertiaire |
|
|
Achat |
90.000 à 250.000 |
80.000 à 150.000 |
30.000 à 75.000 |
|
|
Redevance Annuelle |
1.800.à 4.500 |
1.200 à 3.000 |
600 à 1.500 |
|
|
Industrie |
Achat |
45.000 à 112.500 |
27.000 à 75.000 |
13.500 à 37.500 |
|
Redevance Annuelle |
825 à 2.250 |
550 à 1.500 |
246 à 750 |
|
|
Artisanat |
Achat |
38.000 à 95.000 |
20.000 à 62.000 |
10.000 à 51.250 |
|
Redevance Annuelle |
750 à 1.875 |
500 à 1.250 |
250 à 628 |
|
|
Habitation |
Achat |
38.000 à 75.000 |
20.000 à 50.000 |
10.000 à 15.000 |
|
Redevance Annuelle |
- |
- |
- |
|
b – Construction
|
Bâtiment commercial ou industriel |
GNF/m2 |
Habitation |
GNF/m2 |
|
Petit ateliers ou hangar ouvert Construction lourdes Bureaux sans équipements Intérieur |
185.000 310.000 650.000 |
Habitat économique Villa standing ordinaire Villa moyen standing Villa haut standing |
270.000 375.000 500.000 750.000 |
c – Electricité
|
Catégorie |
Tranche de Consommation |
Prime mensuelle (GNF/kWh) |
Prix de la consommation (GNF/kWh) |
|
Basse tension (Monophasé/triphasé |
0 à 120 kWh 121 à 600 kWh 601 kWh et plus |
1 325/3 970 1 325/3 970 1 325/3 970 |
90 232 265 |
|
Moyenne tension |
Tranche unique |
2 413 GNF/Kva |
226 |
|
Administration |
Tranche unique |
|
232 |
d – Eau
Les prix à la consommation, toutes catégories confondues, variables selon les tranches de consommation sont les suivants :
* de 0 à 20 m3 680 GNF/m3
* de 20 à 60 m3 850 GNF/m3
* Plus de 60 m3 925 GNF/m3 + TVA
Une avance de consommation est exigée à l’abonnement. Elle varie selon le diamètre du raccordement de 30.000 GNF pour un diamètre de 15 mm à 16.650,00 GNF pour un diamètre de 150mm.
e – Produits Pétroliers
* Essence 850 GNF/litre
* Gasoil 750 GNF/litre
* Pétrole lampant 700 GNF/litre
f- Transport
|
Routes (réseau national) |
Transport Ferroviaire |
Transport Maritime (pour un container de 20 pieds à destination de l’Europe Occidentale) |
|
123 GNF/Km/Tonne |
90 à 110 GNF/Km/Tonne |
1.300 US$ |
g. Tarifs PostauxAbonnement annuel à une boîte postale à Conakry : 25.000 GNF pour le petit format et 30.000. GNF pour le grand format.Régime Intérieur (en GNF)
|
TYPE |
POIDS |
||||||
|
20g |
100g |
250g |
500g |
1.000g |
2.000g |
3.000g |
|
|
|
200 |
350 |
700 |
1050 |
1600 |
2750 |
- |
|
Lettres ordinaires |
- |
350 |
550 |
850 |
1400 |
2400 |
3050 |
| Paquets Postaux | 100 | 150 |
250 |
400 |
525 |
800 |
- |
| Imprimés
(dépôt en nombre) |
|||||||
Régime international (tarif en 1.000 GNF)
|
Zone Géographique |
POIDS |
|||
|
500g |
501 à 5.000g |
5001à 10.000g |
10.000à 20.000g |
|
|
Afrique de l’Ouest |
16 |
21 à 60 |
69à105 |
111 à165 |
|
Reste de l’Afrique |
24 |
32 à 96 |
112 à 167 |
184 à 256 |
|
Belgique, France, Hollande |
24 |
32 à 96 |
112 à167 |
184 à 256 |
|
Reste de l’Europe |
26 |
35 à 106 |
123 à 194 |
202 à 282 |
|
Amérique, Asie, Océanie |
26 |
35 à 106 |
123 à 194 |
202 à 282 |
h- Téléphone : Spacetel Guinée SA+ Télécel + Soguitel+Sotelgui
Abonnement (en GNF)
|
Catégorie |
Connexion |
Caution |
Frais mensuel |
| National |
50.000 |
250.000 |
25.000 |
| International |
100.000 |
500.000 |
25.000 |
Communications (GNF/minute)
| TYPE |
CELLULAIRE |
NATIONAL |
INTERNATIONAL | |||
|
|
08 : 00
20 : 00 |
20 : 00
08 : 00 |
08 : 00
20 : 00 |
20 : 00
08 : 00 |
08 : 00
20 : 00 |
20 : 00
08 : 00 |
| Emission | 200 | 150 | 350 | 300 | 2700 à 3600 | 2520 à 3420 |
| Réception | - | - | - | - | 700 | 600 |
E - Mesures d’incitation à l’investissement en Guinée
IntroductionPour une incitation active, le gouvernement a promulgué une ordonnance le 3 janvier 1987 (et modifié en 1995) qui définit le cadre et les conditions d’investissement dans le secteur privé. Le code ainsi élaboré garantit :
Les personnes physiques ou morales ayant procédé à un investissement de capitaux provenant de l’étranger peuvent librement opérer des transferts de devises convertibles dans le pays de leur choix. Ce transfert concerne :
|
|
Sous la colonisation, la Guinée était d’abord connue sous le nom des ‘’Rivières du Sud’’, dépendant du Sénégal (avec BAYOL comme premier gouverneur) et comprenant les territoires de la Côte d’Or (Côte d’Ivoire et Bénin) qui n’en seront détachés qui n’en seront détachés qu’en 1893.
Les ‘’Rivières du Sud’’ ne recevront leur autonomie administrative qu’en 1890 et la nouvelle dénomination de ‘’Guinée Française et dépendances’’ ne sera appliquée qu’en 1891 : cependant, il faudra attendre l’accord franco - anglais pour que la Guinée reçoive ses frontières définitives.
En 1904, un décret intègre la Guinée à la fédération de l’Afrique Occidentale Française (AOF).
A partir de 1946, elle devient territoire de l’Union Française, désigne ses représentants à l’Assemblée nationale de paris, au Conseil de la République de Versailles.
Le 14 Mai 1947, le P.D.G. (Parti Démocratique de Guinée, section du R.D.A*) conduit le pays à l’indépendance. Il est devenu un Parti - Etat (fusion du Parti et de l’Etat).
RESUME POLITIQUE
1958, 28 Septembre, référendum, la Guinée obtient son indépendance (colonisation
française depuis 1898)
2 octobre, proclamation de la République avec Ahmed Sékou Touré comme
président et le PDG (Parti Démocratique de Guinée) comme parti unique.
1960, 2 Mars, sortie de la Guinée de la Zone franc.
1962/68 Nationalisation de l’économie.
1970, 22 Novembre, tentative d’ivasion par les forces portugaises ; vague de
répression.
1975 Sékou Touré signe la convention de Lomé, permettant à la Guinée de rejoindre
la CEDEAO (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest).
1978 Les relations interrompues avec les pays limitrophes reprennent
1980 La Guinée est intégrée à l’Organisation du fleuve Gambie et à l’Union du
fleuve Mano.
1984, 26 Mars, mort de Sékou Touré (62 ans).
3 Avril, coup d’état. Les militaires prennent le pouvoir, dissolvent l’Assemblée
et toutes les institutions. Lansana Conté, Colonel, devient Président.
1985, 4 - 5 Juillet, échec d’un coup d’état du Colonel Diarra Traoré.
1988, 2 Octobre, Lansana Conté annonce l’instauration du multipartisme. Il s’engage
alors dans un processus de transition démocratique.
1990, 23 Décembre, adoption par référendum de la nouvelle Constitution, avec 98,7%
de oui.
1991, 17 Janvier, un organe législatif transitoire dénommé Comité Transitoire de Redressement National de 37 membres est
mise en place.
6 Mai, grève générale illimitée pour s’opposer aux mesures d’austérité prises
par le Gouvernement.
2 Octobre, annonce d’élections législatives, puis présidentielle pour 1992.
1992, 6 Février, important remaniement ministériel. Ce nouveau gouvernement
compte 16 ministres (dont deux femmes) et une secrétaire d’état (contre 24 et 5 précédemment). Il ne reste que 4 militaires
(y compris le président), contre 13 auparavant.
Avril, début de la légalisation des partis politiques
Création d’une Cour suprême et d’un Conseil supérieur de la magistrature.
Décembre, report des élections à ‘’une date ultérieure pour cause de difficultés
matérielles’’
1993 L’ordre des élections est inversé, l’élection présidentielle est fixée au 5
décembre et les législatives 60 jours plus tard.
26 Octobre, nouveau report de l’élection présidentielle, cette fois est fixée au 19 Décembre.
19 Décembre, le Président Lansana Conté est élu pour une période de 5 ans.
------------------Naissance de la IIIème République.------------------
1995 11 Juin, élections législatives pluralistes (les premières depuis l’accession du pays à sa souveraineté nationale).
Sur les 114 députés élus pour 5 ans, 74 appartiennent à l’actuelle majorité présidentielle (le PUP - Parti de l’Unité et du Progrès) et 19 sièges au parti du principal opposant, Alpha Condé.
La Guinée dispose d’une Assemblée Nationale et d’une équipe parlementaire.
1996 2 et 3 Février, mutinerie organisée par les troupes armées à l’occasion de revendications salariales, qui se transforme en tentative de coup d’état. Une quarantaine d’officiers sont arrêtés. Plus de 31 Milliards de GNF de préjudices financiers ont été subis. Le Palais des Nations est en partie détruit.
10 Juillet 1996, remaniement ministériel. Plus aucun militaire ne figure dans ce nouveau gouvernement, à l’exception du général Conté ; en revanche, une majorité de technocrates en fait partie. Un premier ministre est nommé, M. Sidya Touré, avec pour mission le redressement de l’économie guinéenne.
1997 14 Février, remaniement technique.
18 Mars, examen par le Conseil des Ministres d’un projet de loi visant à la simplification et clarification de la justice en Guinée.
24 Mars, décret N°97/020/PRG confirmant le rattachement à la Présidence de la République de la Banque Centrale (BCRG) et l’Administration des Grands Projets Publics (AGPP).
7 Avril, me Général Lansana Conté est investi candidat du PUP (Parti de l’Unité et du Progrès) à l’élection présidentielle qui doit avoir lieu en Décembre 1998.
14 - 26 Avril, grève des enseignants et des étudiants qui réclament, entre autres, une augmentation de 8% de leur salaire promise en 1996.
25 Mai, coup d’état militaire en Sierra Leone qui entraîne des évacuations massives d’étrangers et de nationaux sur Conakry
19 Juin, nomination de 45 membres du Conseil Economique et Social.
23 Juin, installation à Conakry d’une Cour de Sûreté de l’état comprenant 8 membres.
Juillet, couvre-feu à Conakry. Le président rappelle à la vigilance ; il avait déclaré en juin " que la Guinée était menacée dans ses frontières (celles avec la Sierra Leone et le Libéria) ".
21 Octobre, remaniement gouvernemental. M. Sidya Touré reste Premier ministre, poste auquel il avait été nommé en juillet 96.
1998 Février, ouverture du procès des mutins (96 militaires) accusés d’avoir participé
événements des 2 et 3 Février 1996.
14 décembre 1998, éléction présidentielle. Le candidat du P.U.P, le Général Lansana Conté est reconduit pour (5)cinq ans.
8 mars 1999, remaniement ministerielle, Lamine Sidimé est nommé Premier Ministre.
Type de gouvernement : République
Régime : présidentiel, mandat de 5 ans renouvelables 1 fois. Le président, élu au suffrage universel direct est le chef de l’exécutif.
Assemblée nationale : 114 députés élus au suffrage universel pour 5 ans
Cour suprême et Conseil Economique et Social
La Guinée est divisée en préfectures, sous préfectures et districts.
Depuis 1986, ont été créées des collectivités décentralisées :
en zone rurale les districts
en milieu urbain les quartiersCRD (communautés rurales de développement) regroupements de quartiers appelés à promouvoir le développement local dans les différentes sous-
préfectures du pays.
Après avoir été choisis par la population, les chefs des districts ruraux et des quartiers élisent le Conseil des CRD.
En 1995, ont eu lieu les secondes élections communales, au scrutin majoritaire à un tour.
Régions & préfectures de Guinée
Boké Boké, Boffa, Fria, Gaoual, Koundara Faranah Faranah, Dinguiraye, Kissidougou,Dabola Kankan Kankan, Siguiri, Kouroussa, Mandiana, Kérouané Kindia Kindia, Télimélé, Coyah, Forécariah, Dubréka Labé Labé, Mali, Tougué, Koubia, Lélouma Mamou Mamou, Dalaba, Pita N’Zérékoré N’Zérékoré, Beyla, Macenta, Lola, Yomou, Guéckédou
Conakry a un statut spécifique. La capitale est érigée en région, dirigée par un gouverneur.
Elle comporte cinq communes urbaines
Plus d’une quarantaine de partis politiques sont autorisés, dont :
- PUP (Parti de l’Unité et du Progrès)
- COD (Collectif de l’Opposition Démocratique)
- PRP (Parti du Renouveau et du Progrès)
- UFD (Union des Forces Démocratiques)
- RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée)
- UNR (Union de la Nouvelle République)
- FLUG (Front de Lutte et de Gouvernement)
- UNPG ( Union Nationale pour la Prospérité de la Guinée)
- UPD (Union des Guinéens pour le Développement)
- UPN (Union pour le Progrès National)
- RPD (Rassemblement pour la Paix et le Développement)
* R.D.A : Rassemblement Démocratique Africain créé à Bamako en octobre 1946.
Condition de vote:
Communiqué de la Cour Suprême
En application du Décret n°205/PRG/SGG/98 du 14 Octobre 1998, fixant la date du scrutin pour l’élection du Président de la République au lundi 14 décembre 1998, la Cours Suprême informe tous les Partis Politiques que conformément aux dispositions de l’article 26 de la Loi Fondamentale et de l’article 158 de la Loi organique N°91/O12/CTRN du 23 décembre 1991, portant Code Electoral modifié par la Loi organique N°93/038/CTRN du 20 Août 1993, les candidatures doivent être déposées au Greffe de la Cour Suprême du Mercredi 14 Octobre au lundi 2 Novembre 1998 0 12 heures très précises.
La Cour Suprême rappelle les termes des articles 159 et 160 du Code Electoral qui disposent respectivement que ;
Article 159 : la déclaration de candidature à la Présidence de la République faite par les partis politiques doit comporter :
- Les nom, prénom, date, lieu de naissance et filiation du candidat ;
- La mention que le candidat est de nationalité guinéenne de naissance et qu’il jouit de ses droits civils et ses droits politiques ;
- La dénomination du Parti politique qui accorde l’investiture ;
- La signature du candidat ;
- l’emblème choisi pour l’impression des bulletins de vote et éventuellement le symbole, le signe ou la photographie qui doit y figurer.
Article 160 : la déclaration de candidature doit être accompagnée des pièces suivantes :
- un certificat de nationalité ;
- un extrait d’acte de naissance ;
- un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
- un certificat médical de visite contre-visite datant de moins de trois mois ;
- le récépissé de dépôt du cautionnement prévu à l’article 181 ".
- La Cour Suprême rappelle enfin aux candidats concernés par la loi n°98/001/AN du 6 janvier 1998 relative à la double nationalité, qu’ils doivent joindre aux pièces ci-dessus énumérées, l’acte de renonciation aux nationalités étrangères.
P. Le Premier Président de la Cour Suprême
P.O. Le Procureur Général
Alpha Ibrahima Diallo
- Décret n°227 : Portant date d’ouverture et de clôture de la campagne électorale
- Décret n°227 : Portant date d’ouverture et de clôture de la campagne électorale
Arrête n°8224 : Fixant le montant du cautionnement et le plafonnement des dépenses pouvant être engagées par les candidats ou partis politiques prenant part à l’élection présidentielle 1998.
-----------------------------------------------------------Assemblée Nationale
| Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée nationale qui compte 114 députés élus au suffrage universel, pour quatre (4) ans.
Le 11 juin 1995, 114 députés sont élus pour 4 ans (9 partis Politiques sont représentés) dont 74 appartiennent à l’actuelle majorité présidentielle. L’Assemblée nationale a pour premier Président El Hadj Boubacar Biro Diallo. Le Président actuel est Monsieur Aboubacar Somparé. |
-----------------------------------------------------------Cour Suprême
| La Cour Suprême est le pouvoir judiciaire. | |
|
Le 23 Décembre 1991, la loi organique portant attribution, organisation et fonctionnement de la Cour Suprême est promulguée. La Cour Suprême devient l’organe de juridiction et de consultation le plus élevé de l’ordre administratif et judiciaire. Mr Lamine Sidimé, est Premier Président de cette institution qui a pour prérogative de se |
|
|
prononcer sur tous les conflits entre le pouvoir exécutif et législatif. |
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-----------------------------------------------------------Conseil Economique et social
|
Le 19 Juin 1997, nomination de 45 membres de Conseil Economique et Social dont la Présidence est assurée par Mr Michel Kamano. |
-----------------------------------------------------------Le Conseil National de la Communication
|
Le Conseil National de la Communication est l’instance chargée de surveiller et de réguler le pluralisme dans les médias. Les membres ont été nommés pour cinq ans en 1991. Le premier Président est Monsieur Emile Tompapa (décédé). Il est actuellement remplacé par Monsieur Yacine Diallo. |
Infrastructures et Transports
Bien que des projets aient été accomplis dans le secteur des transports en général, des mesures supplémentaires sont encore nécessaires, notamment la privatisation de certaines entreprises étatiques en faillite.
LES PORTS Pour la Guinée, les activités maritimes et portuaires jouent un rôle économique essentiel.
Le Port Autonome de Conakry (PAC) a été créé en 1982, sous forme d’établissement à caractère public doté de l’autonomie financière, puis en février 1998, est devenu une société nationale. Le PAC reçoit à la fois les navires de commerce, les minéraliers et les navires de pêche.
Le Second projet (période 1989/1992), d’un coût total de 68 millions de $ a été cofinancé par :
Ces financements ont permis l’achèvement de la réhabilitation des installations existantes, l’extension de la capacité portuaire et l’amélioration des conditions d’accès et d ‘opérations des navires.
|
En milliers de tonnes |
|
Trafic portuaire de marchandises |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
|
Marchandises Importations (%) Exportations (%) |
3.393 - - |
4.590 - - |
3.380 46 54 |
4.069 40 60 |
4.125 37 63 |
En 1996, le PAC comptait 282 employés, un chiffre d’affaires de 15,02 milliards de GNF et un trafic global de marchandises 4.125.490 tonnes (trafic conteneurs : 27.765, trafic navires : 614).
Chenal d’accès :
5.000 mètres de longueur
150 mètres de largeur
9,5 mètres de profondeur (au lieu des 11,5 mètres requis)
13 bouées pour le balisage.
Le port dispose d’un terminal à conteneurs d’une capacité annuelle de 50.000 conteneurs pouvant recevoir des navires de 25.000 tonnes, avec un quai d’une longueur utile de 270 mètres et une profondeur de 10 mètres.
Il a également un appontement pétrolier de 190 mètres (profondeur : 10m), capacité de tankers de 25.000 TM actuellement et de 45.000 TM après dragage et 15 postes à quai d’une longueur moyenne de 152,6 mètres chacun.
IL est prévu d’effectuer des travaux de réparation du mur du quai (soit un investissement sur fonds propres de 1,8 millions de $) et d’acquérir de nouvelles vedettes de pilotage.
Le 28 Mars 1997, la Guinée et le Mali ont ratifié un accord sur l’affectation au Mali de 2.554 m2 pour son transit maritime en provenance et/ou à destination du Mali. L’entrepôt malien (EMAGUI) a été réceptionné au Port de Conakry en Février 1998. Il s’agit d’un bâtiment de 2.100 m2, dont la construction a été financée par le gouvernement malien.
En 1997, le PAC a réalisé un chiffre d’affaires de 74 millions de FF, ce qui lui a permis d’acquitter son service de la dette (36 millions de FF au 19/09/97). Néanmoins, les intérêts accumulés au fil du temps et qui restent à rembourser, constituent un frein à la politique de baisse des tarifs.
Dans le cadre de son schéma directeur actuel, il a été décidé de placer sous l’autorité du port la sécurité qu’assurent la police et la gendarmerie ainsi que la désignation d’une société de gardiennage pour l’appontement pétrolier. Actuellement la capacité de stockage de la SGP (Société Guinéenne de Pétrole) est de l’ordre dix jours. Le PAC envisage de lui accorder 6 ha supplémentaires et par ailleurs, de privatiser le terminal pétrolier qu’il gère actuellement. Une véritable capitainerie devrait être mise en place pour éviter les attaques à mains armées. La marine nationale et le port de pêche doivent être déplacés et les produits en vrac réunis sur un même site à l’horizon 2005.
Le contrôle des importations est assuré par la SGS (Société Générale de Surveillance). Les délais étant limités à 12, voire 11 jours, les problèmes d’enlèvement sont résolus, au-delà de la franchise accordée de 10 jours, les entreprises sont pénalisées.
Au total, le volume des importations a progressé de 6% sur 1997. En revanche, en raison des difficultés économiques de FRIGUIA et de la SBK, les exportations ont perdu plus de 18% (2,1 millions de tonnes).
Cinq opérateurs assurent la manutention sur le Port de Conakry et se partagent les parts de marché de la façon suivante :
31,8% MAERSK
25,3% GETMA (Société d’entreprise de Transports Maritimes et Aériens)
17,8% SOGUICOM
13,3% SDV
11,8% SOAEM
Bien que depuis le 1er Janvier 1998, les coûts du PAC aient baissé, ils restent moins compétitifs que ceux d’Abidjan. Mais d’après le Directeur général du PAC, en terme de tarifs affichés, le Port de Conakry est compétitif avec celui de Lomé, de Dakar ou de Cotonou où le coût de l’eau et de l’électricité est beaucoup plus élevé.
Depuis Octobre 1996, la Direction générale du Port est confrontée à la restructuration financière et administrative du port.
Depuis le 15 Janvier 1998, une ligne commerciale entre Conakry et Monrovia (Liberia) est ouverte. L’opérateur est la société chinoise Atlantic International Shipping Company Ltd-AISCOL. La capacité du navire chargé du transport est de 1.000 places pour les passagers et 200 tonnes pour les marchandises.
Le petit port secondaire de Benty servait, avant les années 60 aux exportateurs agricoles. Un projet de réhabilitation des infrastructures du port était à l’étude en 1997. Le port de Benty a l’avantage de pourvoir accueillir des bateaux de 12 mètres de tirant d’eau. En outre, si le projet aboutit, cela permettrait à Benty de retrouver sa vocation de port fruitier et de décongestionner celui de Conakry.
LES ROUTESLe réseau national routier est de 13.595 km. Il est constitué de :
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les objectifs du Ministère de l’équipement sont la construction et le bitumage de :
226 km de routes interurbaines
108 km de routes nationales en terre
4 grands ponts (Niger, Fatala, Tinkisso et Djélibakoro)
ainsi que le renforcement et la réhabilitation de 398 km de routes nationales revêtues, l’entretien des ouvrages de franchissement, de 3.934 km de routes nationales revêtues et de 9.134 km de routes nationales en terre.
Avec l’assistance du FAD, la Guinée et le Mali ont entrepris l’étude pour la réalisation d’une route KANKAN-SIGUIRI-KOUREMALI (217 km)/BAMAKO (127 km). Ce projet a été décomposé en 4 lots pour la Guinée et 2 lots pour la Mali. Ce projet concerne 344 km de route, dont 217 km en Guinée. Il est évalué à 91 millions de $ pour la section guinéenne (134 millions de $ au total).
Le tronçon Kouroussa-Kankan (sur financement Sysmin) a été adjugé au groupement italo-allemand SALINI/STRABAG, qui opère également sur le projet hydroélectrique de Garafiri.
LES TRANSPORTS ROUTIERS
Compte-tenu de son rôle fondamental dans :
Le désenclavement des zones de production
L’approvisionnement des industries nationales
La distribution des produits manufacturés
Les mouvements des personnes et des biens
Le sous-secteur des transports routiers constitue un support indispensable au processus de développement économique et social de la Guinée.
Des nouvelles structures administratives ont été mises en place, la Direction Nationale des Transports Terrestres s’appuie sur 8 Centres d’Administration Automobile répartis sur le territoire.
LES TRANSPORTS URBAINSLes transports urbains sont principalement assurés par les transports collectifs (minibus), les taxis collectifs et les transports clandestins. Le recours aux taxis rend le coût de transport élevé.
La plupart des véhicules sont en mauvais état et les conditions de sécurité des voyageurs ne sont pas des meilleures. En outre, les temps de trajet et d’attente sont longs.La Société Générale de Transports Guinéens (SOGETRAG) a été créée en 1985. Au démarrage, le parc était de 25 bus. Entre 1986 et 1992, le nombre a été porté à 128 bus. A partir de 1990, la SOGETRAG s’est retrouvé avec un parc plus qu’usagé, malgré un programme d’investissements largement financé par la coopération française.
L’état guinéen souhaite maintenir un service public de transport. Il envisage la privatisation de la gestion de la SOGETRAG (60% du capital) et est à la recherche de partenaires susceptibles de fournir plans de restructuration et de financement.
TRANSPORTS FERROVIAIRESLa Ligne de Chemin de Fer CONAKRY-KANKAN, longue de 662 km, a été construite entre 1900 et 1914. Elle comptait 45 gares.
Actuellement, cette ligne est totalement délabrée, et ce malgré plusieurs tentatives financées par la BAD et la Banque Mondiale. Déjà, en 1982, le volume de transport de marchandises était en dessous de 10.000 tonnes, à l’exclusion du clinker, qui est désormais assuré par camions sur 25 km séparant la cimenterie du port de Conakry.
Pourtant, le rôle de cette voie ferrée est essentiel pour la desserte de plusieurs villes et le désenclavement de toute région.Actuellement, 3 lignes desservent les zones minières :
FRIA-CONAKRY
DEBELE-CONAKRY
SANGAREDI-KAMSAR
L’Office National du Chemin de Fer de Guinée (ONCFG), responsable de l’exploitation du chemin de fer n’a, en conséquence, qu’un petit nombre d’agents qui s’occupent d’un parc plus que réduit.
Parmi les solutions proposées pour la réhabilitation du chemin de fer, seule la rénovation de la desserte urbaine avait été retenue (Conakry/KM36 – 50km). Ce qui a permis de décongestionner la circulation dans Conakry.
Sur financement CFD, la SGTE/TER (Société Générale de Technique et d’Etudes/Transports Etudes Recherches) est chargée de l’étude faisabilité de relance des services ferroviaires.
La rénovation porterait sur l’achat de voitures modernes, la réfection des voies et des gares de banlieues qui seraient dotées de parkings modernes et l’extension de la gare de Conakry au port conteneur.
La réhabilitation du tronçon ferroviaire CONAKRY/DABOLA est liée aux perspectives d’exploitation minière par la Société iranienne qui exploite le gisement de Dabola.
AEROPORTSA la fin des années 80, la Guinée disposait d’un aéroport International à Conakry et de 10 aérodromes à l’intérieur du pays, dont 3 avec pistes d’atterrissage bitumées (Labé-Kankan-Faranah). Le tout en état de vétusté avancée.
Après 1984, l’aéroport de Conakry a été soumis à un vaste programme de rénovation technique et de réorganisation administrative.
Au plan institutionnel :
L’encadrement du secteur a été placée sous l’autorité de la Direction Nationale de l’Aviation Civile
L’Agence de Navigation Aérienne (ANA) a été chargée de la sécurité aérienne et de la gestion des aéroports de l’intérieur du pays.
La SOGEAC (société d'Economie Mixte) a été créée pour la gestion de l'exploitation de l'aéroport de Conakry.
La SOMCAG (société de Manutention du Carburant d’Aviation de Guinée) a également été créée.
Plus de 15 compagnies internationales opèrent avec plus de 100 mouvements par semaines. Le nombre de passagers est ainsi passé de 40.000 en 1984 à 318.000 en 1994 : le frêt de 1.000 à 5.000 tonnes.
Plusieurs compagnies aériennes privées se sont ajoutées à AIR GUINEE : GUINEE AIR SERVICE, GUINEE INTER AIR, ET SUD AIR TRANSPORT. Néanmoins, les principaux aérodromes, à l’intérieur du pays, ne permettent pas les attérrisages de nuit, faute de balises.
Pour l’aéroport de DIANKANA à Kankan, il est prévu d’importants travaux de remise à niveau. Après étude du projet, l’enveloppe de financement pourrait se situer autour de 20 millions de FF.
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Trafic de l’aéroport Conakry/Gbessia |
1995 |
1996 |
1997 |
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Mouvement d’avions * Passagers * Cargo Nombre de passagers * International * Domestique
Frêt (en tonnes) |
6.144 6.160 16 274.737 181.315 29.354 64.068 4.712 |
6.554 6.612 58 282.998 190.881 - - 4.792 |
- 6.238 - 290.582 210.625 -
4.782 |
Jusqu’en 1992, la Poste et les Télécommunications étaient dépendantes de l’état.
La création de deux entités : SOTELGUI (Société des Télécommunications de Guinée) et l’OPG (Office de la Poste de Guinée) a permis de mettre fin à la catastrophe financière (-30 millions de $).
Des mesures de redressement du secteur et une nouvelle politique sectorielles ont été définies, ainsi que l’ouverture à la concurrence.
Dans un premier temps, le gouvernement a décidé de conserver l’OPG dans le portefeuille de l’état en apportant à son autonomie de gestion des subventions d’équilibre.
La SOTELGUI est une société mixte de droit privé au capital social de 75 millions de $. Le 23 Décembre 1995, une convention d’actionnariat a été signée entre le gouvernement guinéen et TELEKOM MALAYSIA qui détient actuellement 60% du capital.
Depuis le 25 Septembre 1997, la Guinée a été raccordée à INTERNET et le système GSM (téléphonie cellulaire) a été mis en place par ALCATEL.
En 1997, SOTELGUI avait décidé de baisser de 15 à 60% ses tarifs de télécommunications internationales. Le tarif moyen dans la sous région est de 1,95 $ à 2, alors qu’en Guinée, il s’élève à 2,8 $. Fin 1997, la Guinée comptait 25.000 lignes (contre 8.000 en 1993). 50.000 lignes devraient être créées d’ici fin 1998, 20,3 millions de $ ont été investis en 1996 et 33,6 millions en 1997.
Le système bancaire, en cours de restructuration, se composait en Mars 97, de sept banques commerciales en activité et de 3 projets de système financier décentralisé : Crédit Rural, Crédit Mutuel et PRIDE. Depuis la BIAG a été mise ne liquidation judiciaire.
BICIGUI (Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie de Guinée)
Créée en Novembre 1985, elle bénéficie de l’assistance technique de la BNP et occupe la première place du marché (40%).
Son capital de 11,13 millions de $ est reparti de la façon suivante :
Etat guinéen 39,59% Privés guinéens 16,20% BNP 12,58% Agence Française de développement 8,98% Deutche Investitions Und Entwicklungsgesellschaft MBH (DEG) 8,98% SFOM (Société Financière pour les pays d’Outre-mer) 5,39% UGAR 3,14% BEI 4,50% Personnel BICIGUI 0,64%
Fin 1997, le montant total du bilan de la BICIGUI s’élevait à 169.423 millions GNF, contre 155.121 millions GNF à fin 1996. Le résultat net s’est établi par un bénéfice de 3.516 millions de GNF (2.953 millions en 96).
Sur les 6 banques produisant des états à la Banque Centrale, seule la BICIGUI est en conformité avec les ratios prudentiels (liquidité, solvabilité, rentabilité).
S.G.B.G. (Société Générale de Banques en Guinée)Ouverte en 1985, la SGBG est, en terme de bilan, la seconde banque de la place avec une part de marché de 26%.
Le capital est réparti entre :
Des actionnaires privés guinéens 48% La Société générale 34% Le Crédit Suisse 6% La Générale de Banque 5% La Bayerische Vereinsbank 5% BNL International Investments Luxembourg 2% Le montant total du bial s’établissait à 92.300 millions GNF à fin 1997, soit un eprogression de 15,3% sur 1996. Le résultat net se traduit par un bénéfice de 166 millions GNF en 1997 (51 millions en 1996).
UIBG (Union Internationale de Banque en Guinée)Créée en Novembre 1987, sa part de marché représente 15%. Le capital de 2 milliards GNF est détenu à 51% par le Crédit Lyonnais et à 49% par des privés.
La position de ces trois banques a tendance à se renforcer contrairement aux trois suivantes :
BPMG (Banque Populaire Maroco-Guinéenne)Créée en 1991, après avoir été situation de quasi-cessation de paiement, un redressement financier était en cours courant 1998.
Capital détenu par :
Banque Populaire 40% Privés guinéens 30% L’état 30%
BIG (Banque Islamique de Guinée)Créée en 1983, le capital de 2 milliards GNF détenu par :
DMI Trust 40,4% BID 30,7% AFRICOF 28,9% Un plan de redressement a été engagé en 1997.
BIAGCréée en 1985, la BIAG (en état de cessation de paiement) a été mise en liquidation judiciaire le 20 Novembre 1997.
Deux nouvelles banques ont été agréées en Septembre 1996, dont l’une est à capitaux maais et l’autre américains :
ICB (International Commercial Bank)Date d’agrément : 24/09/96
Cette banque à capitaux malais a ouvert à Conakry fin 96.
Ses interventions se limitent actuellement à la collecte de dépôts et à l’achat de bons du Trésor.
FAB (First Américan Bank)
Agrément : Septembre 1996
Début 98, cette banque n’avait toujours pas ouvert d’agence et il semble peu probable qu’elle le fasse.
Son capital de 4 milliards GNF est détenu à hauteur de 5% par M. HAIDARA (également actionnaire de la BIAG en liquidation judiciaire) et de 25% par une banque américaine (EAGLE COMMERCIAL BANK).
LES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES
CREDIT MUTUEL DE GUINEE (CMG)Sur fonds FAC, puis CFD à hauteur de 26,6 millions de FF, avec comme opérateur le CICM, le CMG a été créé en 1988 sous forme de projet expérimental.
Les dépôts collectés par ce projet s’élevait en Mars 1998 à 7 milliards de GNF pour un encours de crédits de 3,5 milliards GNF. La situation semblait compromise et le CMG est en cours de restructuration. Prévu sur 18 mois, le plan de restructuration et d’assainissement a été adopté en Mai 1996. IL vise à réduire le nombre de caisses, met l’accent sur la formation du personnel et la mise en place d’un système comptable fiable ainsi que sur le renforcement des contrôles et de l’inspection.
CREDIT RURAL DE GUINEE (CRG)Sur financement CFD (51,8 millions de FF) avec comme opérateur l’IRAM. Le CRG dispose d’une large gamme de crédits.
Les dépôts collectés sont de 1,5 milliards GNF pour des crédits de 2 milliards de GNF. La gestion est bonne mais la rentabilité faible.
Le CRG a également été créé en 1988 sous la même forme que le CMG. Il est bâti sur la caution solidaire et la pression sociale des villageois. Néanmoins, pour les crédits à moyen terme, le nantissement du matériel financé et la caution du projet sous convention renforcent cette garantie.
PRIDE
Créé en 1991, le projet PRIDE a débuté sur financement USAID. Son opérateur est une ONG américaine (VITA). Il a un statut d’ONG national et s’articule autour de 4 volets :
L’octroi de micro-crédits (entre 50.000 et 5000.000 GNF)
Le développement de relations commerciales entre micro-entreprises et grandes sociétés dans les zones minières.
La formation à l’esprit d’entreprise et à la gestion
La contribution à l’amélioration de l’environnement.
En matière de crédit, l’approche PRIDE s’inspire du système Gramen Bank reposant sur l’engagement solidaire de groupe de 5 personnes.
Les femmes représentent 68% des bénéficiaires. L’artisanat, le petit commerce de produits agricoles et manufacturés formaient 90% des demandes de crédit.
Le total des encours de crédits est de 2 mds GNF.
Au 31 Décembre 1996, le total du secteur bancaire a été arrêté à 343 milliards GNF (soit 1.815 millions de FF), dont 233 milliards GNF de total dépôts, soit 7% de plus par rapport à 1995).
SECTEUR DES ASSURANCESLes sociétés d’assurances sont au nombre de 4 et UGAR occupe 85% du marché.
UGAR (Union Guinéenne d’Assurances et de Réassurances)
UGAR est entrée en activité en 1989, avec un capital de 2 milliards de GNF, détenu par l’état guinéen à hauteur de 60% et l’Union des assurances de Paris.
38% de son chiffre d’affaires est généré par l’automobile et l’incendie.
Le processus de privatisation d’UGAR a été engagé en Janvier 1997.
SONAG (Société Nouvelle d’Assurances de Guinée (SONAG)
La SONAG a débuté ses activités en 1989. Son capital est entièrement détenu par des privés guinéens. Sa part de marché est de 7,6%. La branche automobile représente plus de 57% de son C.A.
SOGAM (Société Guinéenne d’Assurance Mutuelle)
Ouverte en 1991, avec un fonds d’établissement de 100 millions de GNF. SOGAM associe des privés guinéens (55%) et la SONAM (Société Nationale d’Assurance Mutuelle du Sénégal) à hauteur de 45%. Sa part de marché est de 3,5%, la branche automobile représentant 50% de son C.A.
MUTRAGUI (Société Mutuelle des Travailleurs de Guinée)
LA MUTRAGUI a été agréée en 1992. Son fonds d’établissement est entièrement détenu par des privés guinéens. 93% de son chiffre d’affaire est généré par la branche automobile.
LE TOURISMELa Guinée ne manque pas d’atouts touristiques, les sites sont variés, les climats diversifiés et le patrimoine artistique et culturel très important. A l’époque coloniale, la Guinée attirait déjà de nombreux touristes.
L’un des problèmes majeurs dans le secteur du Tourisme est celui des structures d’accueil, notamment à l’intérieur du pays. En 1995, l’offre était estimée à 1.000 Lits pour Conakry, la Guinée maritime et la Moyenne Guinée. Il était envisage une capacité de 25.000 lits sur cinq ans, a réaliser par le secteur privé.
A partir de 1984, quelques sites touristiques ont été aménagés, des restaurant et des hôtels ont été ouverts. Plus grâce aux améliorations apportées au réseau routier, aux télécommunications, à l’eau et au développement d’infrastructures hôtelières, le gouvernement a pu lancer diverses actions.
Un schema d’aménagement touristique du territoire national a été élaboré pour la période 1994-1999 et le schéma directeur touristique de 1989 a été réorienté. Un fonds de promotion de développement du tourisme, alimenté par les taxes touristiques, a été institué. Il est destiné à financer la réalisation d’études et de supports de promotion.
Un programme d’appui institutionnel, législatif et réglementaire sur le secteur touristique est en préparation avec le soutien de l’UE.
Actuellement, 300 sites ont été identifiés. Des facilités sont accordées aux investisseurs. Un syndicat des agents de voyages a été créé. Par ailleurs, la gestion des grands hôtels d’état a été confiée à NOVOTEL, pour l’Hôtel de l’indépendance et celle du Camayenne à SABENA. L’état se désengage peu à peu des hôtels d’état.
Peu d’hôtels correspondent aux normes et standards de l’hôtellerie internationale actuellement : le développement du secteur est largement ouvert aux investisseurs privés, tant nationaux qu’étrangers.
La chaîne d’hôtels MARIADOR comportant trois établissements de deux ou trois étoiles doit être complétée par le MARIADOR PALACE (104 chambres). Les travaux en front de mer ont commencé, mais il manque un million de $ pour un projet d’un montant total de 9 millions. La clientèle visée est celle de l’homme d’affaires et de fonctionnaires internationaux.
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